Un quadragénaire de Berloz, Philippe Parmentier, a été placé lundi sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction de Liège pour le meurtre de sa grand-mère, commis en 2004. L'homme avait téléphoné lundi matin pour s'accuser du meurtre, mais est revenu sur ses déclarations dix minutes plus tard.
Philippe Parmentier, 41 ans, domicilié à Berloz, a téléphoné lundi matin au 101 pour s'accuser du meurtre de sa grand-mère, Marie-Madeleine Rotte, née en 1925.
Le 10 décembre 2004, la police et les pompiers étaient intervenus au domicile de cette dernière, dont les vêtements avaient pris feu. L'enquête avait conclu qu'on avait répandu sur elle un produit volatile et qu'on y avait bouté le feu. La vielle dame avait péri carbonisée.
Philippe Parmentier et son frère jumeau vivaient au domicile de cette dernière à Berloz. Les enquêteurs, à l'époque, avaient soupçonné Philippe Parmentier. Ce dernier avait nié les faits et aucun élément n'avait pu être retenu contre lui. C'est pour cette raison qu'en 2007 la Chambre du conseil de Liège avait clôturé le dossier.
Lundi matin, Philippe Parmentier a donc appelé le 101 pour s'accuser du meurtre, ajoutant même qu'il serait mieux à Lantin car chez lui... il s'embêtait.
Dix minutes après voir passé ses aveux, Philippe Parmentier est revenu sur ses déclarations et a ajouté que sa grand-mère s'était suicidée en s'immolant, ce qui pourrait également être possible.
Il a été mis lundi après-midi à la disposition du parquet de Liège par la police de la zone Hesbaye et a finalement été déféré devant le juge d'instruction de Liège qui s'occupait du dossier. Ce dernier a décerné un mandat d'arrêt pour meurtre à son encontre. Il serait également question que Philippe Parmentier doive passer un examen psychiatrique. (belga)
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