Dedecker et Lefevere seront fixés sur leur contentieux le 17 décembre

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Par: rédaction
29/11/07 - 15h33
Dans une émission, en 2006, Jean-Marie Dedecker avait indiqué que trois des meilleurs coureurs belges avaient suivi une cure de dopage en Italie.
Patrick Lefevere considère que les déclarations par le sénateur Jean-Marie Dedecker ont porté préjudice à sa formation.

Le tribunal civil de Bruges a entendu, jeudi, les plaidoiries dans l'affaire opposant le manager de l'équipe cycliste QuickStep-Innergetic Patrick Lefevere au sénateur Jean-Marie Dedecker. Il prononcera son jugement le 17 décembre. Patrick Lefevere considère que les déclarations tenues dans une émission télévisée en septembre 2006 par le sénateur Jean-Marie Dedecker ont porté préjudice à sa formation cycliste. Le sénateur avait indiqué, sans citer de noms, que trois des meilleurs coureurs belges avaient suivi une cure de dopage en Italie en février 2006 pour un montant de 24.000 euros.

Jeudi, comparaissaient Esperanza bvba (la société de management de Patrick Lefevere), l'IPCT (l'association des équipes du ProTour) et Celio Sport & Image (le management du coureur Tom Boonen, membre de l'équipe de Patrick Lefevere). Les deux premières parties réclament 25.000 euros, et la dernière un euro à titre provisionnel. Jean-Marie Dedecker réclame pour sa part 25.000 euros pour procédure téméraire et vexatoire. Les requérants ont plaidé, jeudi, pour limiter l'affaire aux propos de Jean-Marie Dedecker en télévision. Ils renvoient au fait que M. Dedecker n'a jamais cité de noms et n'a pas avancé de preuves, ce qui laisserait entendre que Tom Boonen pouvait être visé par ces propos.

Immunité parlementaire
Selon les requérants, Jean-Marie Dedecker a dépassé les limites de la liberté d'opinion. Comme M. Dedecker est couvert par son immunité parlementaire, il ne peut être poursuivi au pénal pour calomnie et diffamation. Jean-Marie Dedecker a de son côté estimé que les requérants essayaient de le faire taire. "Ils veulent faire de moi un exemple pour quiconque aurait l'intention de parler de dopage", clamait-il jeudi. "Je plaide pour la liberté d'opinion. Les sociétés qui me citent à comparaître peuvent difficilement faire état d'une réputation sans reproche. Au moins 17 coureurs qui travaillaient avec elles ont entre-temps avoué s'être dopés. Le ProTour est partagé en son sein sur la lutte contre le dopage. Et chez Celio Sport & Image, une figure de proue a encore été coincée récemment", a-t-il ajouté.

Selon lui, aucune preuve de préjudice n'a été avancée. Les sociétés n'auraient en outre pas été directement ou personnellement impliquées. Jean-Marie Dedecker ne s'opposera pas, en revanche, à ce que le tribunal consulte l'enquête pénale du magistrat national chargé de la lutte contre la mafia des hormones. Les parties requérantes avaient réclamé cette pièce pour y trouver des preuves. (belga)

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