La formation du député fédéral ultralibéral Jean-Marie Dedecker "Lijst Dedecker" se présentera aux élections en Région bruxelloise sans sa figure de proue qui se présente sur les listes en Flandre et à l'Europe.
Ancien journaliste et "fils de"
Les listes bruxelloises, présentées jeudi par l'ex-entraîneur de l'équipe nationale de judo, seront emmenées par Piet Destlé, ex-journaliste à VTM, pour le parlement bruxellois, et Jan Michiel Vandenbussche, fils d'un ex-député régional bruxellois du sp.a, pour les flamands bruxellois à élire pour siéger au parlement du nord du pays.
Piet Destlé a affirmé qu'il espérait que la LDD recueillerait au moins un siège à Bruxelles, et si possible deux ou trois.
Contrairement au Vlaams Belang, formation d'extrême droite flamande avec laquelle Jean-Marie Dedecker "n'exclut pas de parler", la Lijst Dedecker ne vise pas une participation au pouvoir en Région-capitale pour bloquer l'institution bruxelloise, et se servir de cette situation pour mettre fin à l'Etat belge, a affirmé Piet Destlé, interrogé à ce sujet en marge de la présentation des candidats.
"Avec la Belgique si c'est possible, sans elle s'il le faut"
Le slogan institutionnel fétiche de Jean-Marie Dedecker pour la Belgique ("Avec la Belgique si c'est possible, sans elle s'il le faut") est transposé à Bruxelles.
Cela signifie pour la formation libérale conservatrice qu'il faut "mettre fin au chaos administratif" à Bruxelles et viser la régionalisation d'un grand nombre de compétences communales d'ici les élections locales de 2012 (mobilité, environnement, sécurité, solidarité, etc).
En matière de mobilité, la LDD est favorable à des mesures pour étendre le métro et pour faciliter le trafic automobile, par exemple en supprimant les sites propres réservés aux bus dont il faut augmenter le nombre et réduire la taille.
Statu quo linguistique
En matière d'emploi, la LDD veut un contrôle renforcé de la disponibilité des demandeurs d'emploi à se (re)mettre au travail.
En matière linguistique, elle plaide pour un statu quo, contrairement au gouvernement bruxellois qui a demandé il y a quelques mois une modernisation de ces lois en tenant compte de la réalité de terrain pour les fonctionnaires en contact avec le public.
En matière d'enseignement, sa préoccupation concerne le réseau néerlandophone et tient en une exigence: priorité d'inscription aux enfants des ménages qui comptent au moins un(e) néerlandophone. (belga/th)


