Le MR se (re)positionne en faveur du sauvetage de la CoCoF

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Par: rédaction
30/11/07 - 17h51

Il faut repenser la solidarité entre les francophones du pays, mais il n'est pas question de remettre en cause l'existence de la Commission Communautaire française. Elle joue un rôle essentiel pour protéger les emplois francophones et rendre des services à la population dans la capitale, a affirmé vendredi le MR bruxellois.

Ce positionnement défendu devant la presse par Caroline Persoons (chef de groupe au parlement de la CoCof), Françoise Bertieaux (chef de groupe au parlement de la Communauté française), et par Françoise Schepmans (chef de groupe au parlement bruxellois) tranche avec les propos de la même Françoise Schepmans, il y a deux semaines, dans les colonnes du journal Le Soir. Celle-ci avait notamment affirmé que "face à l'incertitude quant à l'avenir de la Belgique, la Communauté française devait "parler d'une seule voix"..."Aussi, la complexe Cocof doit disparaître et rapatrier ses compétences à la Communauté française", avait dit la libérale francophone.

Vendredi, les trois chefs de file du MR bruxellois ont reprécisé la position du Mouvement Réformateur à ce sujet. "Le débat sur l'avenir de la Commission Communautaire française n'est pas celui du tout ou rien à la Communauté française ou à la Région bruxelloise, c'est celui des politiques francophones à Bruxelles, des moyens financiers à y consacrer et des structures pour y arriver", ont-elles dit. Selon le MR, la CoCof procure plusieurs centaines d'emplois assurés par des francophones à Bruxelles. Une partie de ceux-ci pourraient être perdus au profit des néerlandophones si la CoCof disparaissait au profit de la Région.

Le MR bruxellois considère donc que le débat doit être mené entre francophones, au sein de la Commission Wallonie-Bruxelles. D'après lui, une vingtaine de millions d'euros par an devraient suffire pour sauver la Commission Communautaire française, ce que n'a pas réussi à faire la trop faible majorité francophone bruxelloise actuelle (PS-cdH-Ecolo). L'avenir de la Commission Communautaire française doit passer par une évaluation des politiques menées, par une consolidation des trésoreries, peut-être aussi par une modification de la clé de répartition des moyens avec la Communauté française et la Région wallonne. Des sommes dues par la Région wallonne doivent également être récupérées, estime le MR.

A défaut de la suppression de la CoCof, le MR prône un rapprochement entre francophones, via un gouvernement francophone composé de ministres wallons et bruxellois, via des travaux parlementaires communs aux différentes entités francophones du pays. Il évoque d'autres pistes: un rapprochement des administrations de ces entités et une comptabilité commune. Il faudra aussi, selon le Mouvement Réformateur, réfléchir à la création d'agences ou de points d'accueil communs pour réduire les démarches imposées à la population qui doit trop souvent les multiplier en raison du trop grand nombre d'acteurs institutionnels pour chaque dossier d'aide aux personnes. (belga)

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