Caroline Gennez.
Les socialistes flamands du sp.a sont opposés à la mise sur pied d'un gouvernement d'urgence, a indiqué la présidente du parti à l'issue du bureau de lundi. Le sp.a se dit en revanche favorable à ce que le gouvernement sortant puisse gérer les "affaires urgentes", plus que c'est le cas actuellement.
Caroline Gennez a souligné que la question cruciale actuellement était de savoir si les libéraux et les démocrates-chrétiens et humanistes ont l'intention ou non de poursuivre la tentative de l'orange bleue. "La seule chose qui puisse apporter quelque clarté, c'est une initiative du roi qui enverrait quelqu'un sur le terrain", a-t-elle constaté.
Les socialistes flamands s'opposent à la formation d'un gouvernement d'urgence qui développerait un programme socio-économique et communautaire. Mais il faut à leurs yeux que le gouvernement d'affaires courantes ait plus de latitude pour gérer les dossiers urgents. Mme Gennez a pris pour exemple certaines nominations à pourvoir ou le budget à régler. "Nous sommes d'accord d'examiner cela, de sorte que le pays ne s'enfonce pas davantage dans le chaos", a-t-elle déclaré.
Elle en a aussi appelé à la formation rapide d'un nouveau gouvernement qui règle les problèmes socio-économiques tels que la baisse du pouvoir d'achat. "Nous avons perdu les élections et restons donc humbles, nous n'avons pas la main", a ajouté Mme Gennez, sans toutefois exclure une participation à un gouvernement. "Après cet imbroglio absolu, les choses ont changé. Nous ne sommes pas irresponsables, nous n'avons pas d'a priori et ne formulons aucune exigence. Mais il faut que la situation se clarifie. Ce n'est qu'après que nous pourrons prendre position", a-t-elle conclu. (belga)


