La chambre des mises en accusation de Liège a prononcé lundi son arrêt de renvoi dans le dossier relatif aux affaires de grand banditisme à charge de Marcel Habran et consorts. Sans surprise, les 12 principaux inculpés ont été renvoyés devant la cour d'assises.
Plusieurs avocats se sont montrés étonnés par la manière dont la décision de la chambre des mises leur a été rendue inaccessible alors qu'elle avait été prononcée le matin même. La date du procès n'a pas encore été fixée et ne le sera qu'après différentes procédures qui devraient se tenir devant la Cour de Cassation.
Pour rappel, les 12 inculpés concernés par ce renvoi devant la cour d'assises de Liège sont Marcel Habran, Jean Renson, Thierry Dalem, Claude Kremer, Joël Schraenen, Jean-Marie Geerts, Stefan Lewus, Vincent Buret, Pépé Rosato, Anouar Bennane, Tony Samardjic et Eric Weyns. Le dossier traite de différents assassinats et faits de hold-up, dont le braquage d'un fourgon à Waremme en janvier 1998 qui avait fait deux morts. Les autres protagonistes feront l'objet d'une disjonction et répondront des faits devant un tribunal correctionnel.
Lundi, la chambre des mises en accusation de Liège a donc décidé de renvoyer les 12 principaux inculpés de ce dossier devant une cour d'assises. Aucune prise de corps avec effet immédiat n'a été prononcée contre les quatre inculpés actuellement libres dans ce dossier (Habran, Geerts, Kremer et Renson). En fin de matinée, l'audience de la chambre des mises était terminée et levée. Plusieurs avocats ont attendu durant toute la matinée pour obtenir la décision mais les magistrats de la chambre des mises ont refusé de la déposer avant la fermeture du greffe de la cour d'appel. Ils ont également exigé que les avocats quittent le couloir de la chambre des mises avant d'en sortir.
"On a ainsi organisé, pour des raisons qui ne peuvent être motivées que par la volonté de faire patienter les avocats, le non-accès à une décision de justice qui avait déjà été prononcée", a regretté un des avocats présents. L'arrêt de la chambre des mises n'a finalement pu être consulté par les avocats qu'en début d'après-midi. Plusieurs conseils ont déjà introduit un pourvoi en cassation contre cette décision. (belga)


