Chastel dénonce une "attaque politique du PS"

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Par: rédaction
15/05/09 - 12h55
MISE À JOUR

Olivier Chastel s'est défendu vendredi à Charleroi d'avoir favorisé l'asbl "Initiatives en Val de Sambre" (IVS) que présidait et que préside toujours son demi-frère Thomas Salden. La signature de la convention avec la Communauté française avait été acceptée en gouvernement et sa révélation, qui n'apporte rien de neuf, est une attaque politique en provenance du PS, a expliqué le Secrétaire d'Etat.

Détestable
Pour l'élu carolorégien, cette "révélation" n'est pas surprenante, quelques jours après l'affaire Donfut mais il est, a-t-il dit, "assez détestable de vouloir salir toute la classe politique, ce qui ne renforce pas la démocratie".

Pour lui, ce qui se trouve dans cet article n'a rien de vraiment neuf: l'asbl est proche, sans jamais s'en être dissimulée, des milieux libéraux. Elle a exercé une série d'activités depuis sa création et a bénéficié de subventions provenant de différents secteurs culturels auxquels elle prenait part en 2001, 2002 et 2003.

Elle a ensuite introduit une demande de convention afin de bénéficier d'une subvention globalisant ces diverses aides. Cette demande a été introduite avant qu'Olivier Chastel devienne ministre. Il a succédé à Daniel Ducarme, fin février 2004, pour quelques mois.

"L'ensemble de cette demande a transité par les commissions consultatives prévues, avant d'aboutir à mon cabinet et d'être signée effectivement par moi", a expliqué M. Chastel. Cette signature a eu lieu "non pas deux jours avant mon départ, mais deux jours avant les élections", a-t-il précisé, ajoutant qu'avant cela, la convention avait fait l'objet de réunions intercabinets et avait été acceptée en réunion de gouvernement.

Olivier Chastel a encore expliqué que la convention (qui figure sur le site de la Communauté depuis cinq ans) représentait, pendant quatre ans, un montant annuel de 30.000 euros, qui a permis à Initiatives en Val de Sambre de mener une série d'actions: avec un cinéma d'art et d'essai de Charleroi, avec un théâtre, en ouvrant une galerie dédiée aux jeunes artistes de Charleroi, notamment.

Le président de l'asbl, Thomas Salden, a précisé que, d'année en année, la subvention prévue n'était versée qu'après contrôle de toutes ses activités et des factures originales s'y rapportant, ce qui lui a valu du courrier particulièrement élogieux, à l'époque, sous la signature de la ministre de la Culture Fadila Laanan (PS), à plusieurs reprises.

La convention est cependant arrivée à son terme fin 2007 et n'a pas été renouvelée, a-t-il indiqué. Actuellement, IVS ne bénéficie plus d'aucune subvention de la Communauté, ce qui la met dans l'impossibilité d'avoir encore la moindre activité.

Six mois avant la fin de cette convention, a-t-il encore expliqué, des contacts ont été pris en vue de son renouvellement, avec l'administration de la Communauté française. "Là, nous nous sommes heurtés à une directrice qui a voulu nous imposer de travailler avec une asbl de Charleroi dirigée par un mandataire socialiste. Elle a également refusé de demander l'avis des commissions consultatives, composées de représentants des différents secteurs d'activités couverts par la culture", a dit M Salden.

Il n'a pas manqué de mettre en évidence un article paru vendredi dans la quotidien Le Soir, qui évoque la subvention accordée par Mme Laanan au "Théâtre Poème", dont la responsable fait partie de son cabinet.

Transparence
Le président a également expliqué qu'il aurait pu démissionner au moment de la signature de cette convention. "Mais tout était transparent, chacun savait qui j'étais, et nous n'avons jamais dissimulé qu'IVS était proche du MR", a-t-il indiqué. Il ne voit pas en quoi le fait de démissionner ce jour-là, le lendemain ou huit jours après, aurait changé quelque chose, puisque tous les aspects de la convention avaient fait l'objet de contrôles préalables, comme les contrôles exercés pendant les quatre ans de son existence.

Olivier Chastel a également justifié le fait que l'asbl soit située au siège de la Fédération MR en expliquant qu'il ne s'agissait que d'un siège administratif, puisque toutes les activités de l'asbl se déroulaient aux différents endroits où avaient lieu des manifestations auxquelles elle participait. "Le problème que l'asbl a posé à certains, c'est qu'ils ont cru que la culture était leur monopole", a-t-il conclu. (belga)

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