Pour l'échevine socialiste de l'Instruction publique de la Ville de Bruxelles, Faouzia Hariche, les parents qui ont passé deux nuits devant un établissement scolaire en vue d'y inscrire leur enfant vendredi matin ont été pris en otage par le pouvoir organisateur de ces écoles. "Ces parents qui ont cédé à la panique ont été instrumentalisés par ces écoles qui avaient pour seul objectif de remettre en cause le décret 'inscriptions qui va apporter plus de justice et d'équité'", a-t-elle déclaré.
Surenchère
Comme on a pu le constater avec les témoignages de parents, ce sont ces mêmes écoles qui pratiquaient une surenchère en dressant des listes d'inscriptions de plus en plus tôt, a commenté l'échevine socialiste bruxelloise. A Bruxelles également, certains parents venus pour inscrire leur enfant dans l'enseignement officiel ont passé la nuit de jeudi à vendredi à l'école. Le nombre de parents qui ont souhaité rester est peu élevé dans ces établissements car le pouvoir organisateur est parvenu à les convaincre que leur démarche n'était pas utile, a expliqué Faouzia Hariche.
Cinq écoles de l'enseignement officiel à Bruxelles (athénée des Pagodes, Lycée Emile Jacqmain, athénée Robert Catteau, athénée Emile Bockstael et lycée Dachsbeck) ont ouvert leurs portes aux parents qui ont souhaité rester. Ainsi, au Lycée Emile Jacqmain, seule une douzaine de parents y ont passé la nuit. Toutes les personnes qui ont introduit vendredi une demande d'inscription dans l'un de ces cinq établissements devraient obtenir une place pour leur enfant, selon l'échevine de l'Instruction publique. A l'Athénée Robert Catteau, seules finalement 33 personnes ont inscrit vendredi leur enfant.
Pathétique
L'échevine socialiste a trouvé les images des parents dans les files dehors "pathétiques". Et d'estimer que le directeur doit pouvoir prendre sur lui en accueillant les parents. Le premier contact entre les parents et la direction est déterminant dans la relation de confiance qui se développera dans les six prochaines années. L'échevine de l'Instruction publique bruxelloise a souligné que les files d'attentes des parents ont été largement médiatisée, qu'elles sont restée marginales et ne reflètent pas la situation générale. (belga)


