Au soir de la démission d'Yves Leterme, le PS, dans le camp francophone, est revenu dans le parcours pour rechercher activement des solutions pour sortir le pays de l'ornière, est-il ressorti de propos de ténors des partis francophones présents sur le plateau du Journal Télévisé de la RTBF.
Remplaçant le président du MR, Didier Reynders qui "a souhaité prendre du recul", la ministre fédérale sortante Sabine Laruelle, a laissé entendre que la bipartite que l'on avait tenté de former entre libéraux et sociaux-chrétiens était "un échec". Pour elle, le plus urgent est de disposer d'un gouvernement qui s'occupe des problèmes les plus immédiats pour les citoyens. Elle n'a pas posé d'exclusive à l'égard du PS.
Le président du PS Elio Di Rupo a quant à lui affirmé que le cartel CD&V/N-VA n'était pas incontournable. Et si on estime qu'il l'est, il faut alors envisager un gouvernement d'union nationale, a-t-il dit en substance. Elio Di Rupo s'est également demandé pourquoi, ne pas non plus envisager de permettre au gouvernement sortant de prendre des initiatives pour résoudre les problèmes les plus urgents. Mais dans tous les cas, il faut veiller "à ce que les flamands n'imposent pas unilatéralement aux francophones des décisions dont ils ne veulent pas", a-t-il averti.
La présidente du cdH Joëlle Milquet a indiqué pour sa part que son parti voulait continuer à collaborer à la recherche de solutions dans un esprit constructif, "depuis la majorité ou l'opposition". Le plus important reste de mettre rapidement un gouvernement sur les rails, a-t-elle dit.
Pour Ecolo, Jean-Michel Javaux a répété qu'au-delà des réserves de son parti à entrer dans une majorité avec la N-VA, il fallait trouver, à situation exceptionnelle, une solution exceptionnelle. (belga)


