"Je n'ai pas un mot à modifier à ce que nous avons dit samedi. Nous sommes choqués par la succession d'affaires qui frappent le PS et nous sommes encore plus choqués par les propos outranciers de Philippe Moureaux. Celui-ci fait de l'amalgame et jette l'opprobre sur l'ensemble de la classe politique", a commenté lundi le président du MR, Didier Reynders, en marge de la Conférence de presse de présentation du pavillon belge à l'exposition de Shangaï.
M. Reynders a été interrogé sur les déclarations de la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx, qui a demandé des éclaircissements sur les propos du président du MR samedi. "Si elle m'interroge, je lui confirmerai nos propos", a dit M. Reynders. Et de souligner la succession des affaires impliquant des mandataires PS et dont la dernière en date concerne le ministre wallon Didier Donfut, que M. Reynders a qualifié de "véritable scandale".
Mais, ce qui a le plus choqué le MR ce sont les propos de Philippe Moureaux. "Ce sont des méthodes que nous ne pouvons accepter", a ajouté M. Reynders.
"Nous continuerons à parler de thèmes aussi importants que l'enseignement, le développement économique, le développement durable et la bonne gouvernance. Il appartient maintenant à l'électeur de faire son choix et de dire qui il veut voir gouverner", a encore dit le président du MR, qui s'indigne de ce que M. Moureaux a dit que les affaires du PS sont dans la nature de la droite.
Toujours à propos des déclarations de Mme Onkelinx, M. Reynders a encore ajouté: "Nous entendons nous faire respecter. Nous n'acceptons pas ce type de remarques nauséabondes". Pour lui, le PS doit dire si les propos de M. Moureaux sont la position défendue par le PS. "Pour le reste, c'est son affaire (à Mme Onkelinx qui a menacé de quitter le gouvernement si elle n'obtenait pas d'éclaircissements)".
M. Reynders a encore insisté sur le fait que chaque fois qu'il y a une nouvelle affaire, "on nous dit que cela va changer, mais jusqu'à présent, rien n'a changé. La semaine dernière, PS et cdH ont encore choisi de ne pas faire la clarté sur l'affaire Donfut".
"Nous allons poursuivre la campagne et il appartiendra à l'électeur de faire un choix", a conclu M. Reynders. (belga)


