Les décisions des collèges de Woluwe-Saint-Lambert, de Crainhem, de Linkebeek et de Wezembeek-Oppem de faire imprimer les convocations électorales de trois communes à facilités dans la commune bruxelloise sont parfaitement légales et n'entraîneront qu'une très modeste dépense. Elles ont fait l'objet de concertations au sein des majorités communales concernées où siègent des représentants de tous les partis francophones, a affirmé jeudi le président du FDF, Olivier Maingain.
Interrogé par l'agence Belga, Olivier Maingain a tenu à répliquer aux critiques formulées par le PS, le cdH et Ecolo à propos de l'initiative de Woluwe-Saint-Lambert, commune de l'est de Bruxelles dont il est le bourgmestre, de faire imprimer les convocations électorales des communes de Crainhem, de Linkebeek, et de Wezembeek-Oppem.
Critiques
Les bourgmestres francophones de ces municipalités de la périphérie bruxelloise située en Flandre n'ont pas été nommés par le ministre des Affaires intérieures flamandes notamment au motif qu'ils ont adressé, par le passé, des convocations électorales spontanément en français, sans respecter une circulaire de la Région flamande qui interdit de procéder de cette façon.
Ils cherchent à faire en sorte que cet argument ne puisse plus leur être opposé pour les élections du 7 juin prochain. L'imitative prise par le collège des bourgmestre et échevins de Woluwe-Saint-Lambert a été fortement critiquée par les Ecolo, le cdH et le PS.
Et les coûts?
Ecolo s'est surtout manifesté au niveau local en critiquant la décision sur le plan financier. Le conseiller communal écologiste Bernard Ide a ainsi affirmé qu'Olivier Maingain, candidat aux prochaines élections, ne devait pas "prendre en otage les deniers de la commune pour assurer une publicité à son fonds de commerce politique".
Le cdH a épinglé l'absence de concertation à propos de cette initiative en intra-francophone. Il s'est également posé des questions sur le plan juridique.
Même son de cloche au PS qui s'est étonné, pour le surplus, que les trois bourgmestres des communes à facilités ne se soient pas concertés avec la liste Union des Francophones, ou au moins avec leur majorité communale, pour s'entendre directement avec la commune de Woluwe-Saint-Lambert.
Feu vert du collège
"Je mets qui que ce soit au défi de démontrer que les décisions des communes concernées sont illégales. Il est parfaitement admis qu'une commune puisse apporter une aide matérielle à une autre, voire à des associations privées, a répliqué jeudi Olivier Maingain.
Selon lui, les responsables des autres formations francophones qui ont critiqué la démarche "devraient avoir plus d'attention pour leurs mandataires locaux présents dans les collèges d'une ou de plusieurs des quatre communes concernées. Ils ont participé aux décisions prises".
Le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert a ainsi précisé que le représentant socialiste de son propre collège avait donné son feu vert, qu'un échevin cdH d'une des communes à facilités concernées l'avait même expressément félicité, et qu'Ecolo avait un représentant dans la majorité à Linkebeek.
Ingratitude
Sur le plan financier, Olivier Maingain a soutenu que la démarche coûterait tout au plus quelques centaines d'euros à Woluwe-Saint-Lambert.
"Au lieu de donner un signal de satisfaction aux partis flamands, ils feraient mieux de se satisfaire que l'on propose une solution aux problèmes rencontrés par les francophones des communes à facilités", a-t-il conclu à l'attention de ses détracteurs. (belga)


