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Elio Di Rupo dénonce un acharnement contre le PS

7S7 mise à jour   Le président du PS, Elio Di Rupo, ressent un acharnement contre son parti, a-t-il confié vendredi en marge d'une conférence de presse. Pourtant, à ses yeux, malgré les différents dossiers qui ont terni l'image du parti, les ministres socialistes qui siègent dans les différents exécutifs présentent le meilleur bilan.

"J'accepte les critiques mais on sanctionne et on le fait sérieusement. Il est singulier de constater que certaines choses arrivent quelques semaines avant les élections. L'ampleur du climat anti-PS est démesurée. Nous avons le meilleur bilan et le meilleur programme, et c'est comme si tout ça n'existait pas. D'un côté, il y aurait les partis qui rassemblent les moutons noirs et d'autres qui ne seraient peuplés que de brebis vertueuses. Je sens un acharnement anti-PS. J'espère que l'électeur aura la capacité et la maturité politique de faire le bon choix", a-t-il expliqué.

Samedi passé, le président du MR, Didier Reynders, a qualifié le PS,
ou du moins certains socialistes, d'infréquentables. Ces propos ont fait bondir la vice-première ministre PS, Laurette Onkelinx, qui a menacé de quitter le gouvernement fédéral si elle n'obtenait pas de clarification. Mercredi, à la Chambre, le Premier ministre, Herman Van Rompuy, a indiqué que tous les partis de sa coalition se respectaient et avaient le désir de poursuivre le travail entrepris.

"Le Premier ministre a fait le travail de contacter tous les partis. Il a confirmé que tous les partis se respectaient les uns les autres. Le
PS, comme les autres partis de coalition, est fréquentable et respectable, et il y a une volonté commune de se serrer les coudes. Laurette s'exprimera elle-même mais la clarification que nous avons souhaité obtenir, le Premier ministre l'a apportée. Même s'il est vrai que nous aurions aimé que le président du MR puisse le faire lui-même", a-t-il souligné.

Le président du PS affirme que, pour le moment, il n'envisage pas les
scénarios d'après élection et l'éventuel rejet de son parti dans
l'opposition. "Je me bats jusqu'à la dernière seconde, sans lâcher prise, j'essaie de faire prévaloir nos opinions, notre programme, notre bilan. Après, on verra bien", a-t-il encore commenté. Interrogé sur ses rapports avec les autres partis, M. Di Rupo a qualifié ceux-ci de "tièdes" en évoquant le cdH. "Chacun a sa logique", a-t-il précisé.

Au MR, il constate qu'il y a plusieurs personnalités même s'il déplore la stratégie de son président. Avec Ecolo, "les relations humaines sont bonnes". Et il décèle beaucoup de similitudes dans les deux programmes. (belga)
22/05/09 14h47
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