Quelque 200 personnes ont répondu, dimanche, à l'appel de la "Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation" (CRER) et de "Kinder zonder papieren" à se rassembler à partir de 14 heures devant le centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel, dans le Brabant flamand. La manifestation avait pour but de réclamer la libération des enfants enfermés dans les centres pour étrangers en situation irrégulière en Belgique.
Manifestation en fanfare mais dans le calme
Un groupe d'une petite centaine de manifestants est parti, dimanche vers 12H30, du rond-point Schuman à Bruxelles en vélo pour rejoindre, peu avant 14 heures, le centre 127 bis. L'autre groupe est arrivé via la gare de Nossegem et a rejoint à pied les premiers manifestants. L'ambiance était décontractée et familiale. Une fanfare a participé à cette manifestation.
« Nous avons choisi de venir en vélo pour témoigner notre attachement à la liberté de circulation des personnes. Nous continuons à réclamer la fermeture des centres fermés, pour les enfants mais aussi pour les adultes. L'enfermement des personnes reste symbolique puisque 40% d'entre elles se voient libérées avec un ordre de quitter le territoire et donc contraintes de vivre dans la clandestinité. Cet enfermement, mais aussi les expulsions, coûtent chers à la société », a déclaré Oscar Florès, un des organisateurs de la manifestation.
Tous des jeunes Angelica
« Le système est absurde. Les médias prennent cause pour quelques cas comme Angelica, Salazar ou Nzimo. Mais en réalité tous les enfants et les jeunes sont des Angelica », a réagi l'avocate Selma Benkhelifa, spécialisée dans le droit des étrangers.
Parmi les manifestants, figuraient des sympathisants d'Ecolo et de Groen! , dont la députée fédérale Zoé Genot. « Le 1er octobre, la ministre de la Politique de migration et d'asile, Annemie Turtelboom, a promis que plus aucun enfant ne serait enfermé en centre fermé. Aujourd'hui, on constate qu'il y a toujours en centres fermés des enfants en attente, appelés 'cas de Dublin', qui sont passés avant d'arriver en Belgique par un autre pays à qui revient l'examen de leur dossier. Ces enfants restent souvent un mois en centre. Les psychiatres dénoncent la situation traumatisante vécue par les enfants en centres fermés », a-t-elle dit.
Le cortège des manifestants a quitté le centre 127 bis à partir de 15H30, sous escorte policière. (belga/acx)
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