Le groupe Wallonie-Bruxelles a été installé

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Par: rédaction
4/12/07 - 15h30

Le groupe de travail Wallonie-Bruxelles a été installé mardi au parlement de la Communauté française. Il doit tracer les lignes directrices d'un projet commun des Francophones de Bruxelles et de Wallonie à partir de cinq grandes questions que les deux co-présidents, Antoinette Spaak (FDF) et Philippe Busquin (PS), ont rappelées à cette occasion.

Il s'agit du projet pour les Francophones dans un Etat fédéral, la façon de créer une dynamique la plus positive en matière économique et sociale et les interdépendances qui peuvent exister entre les Francophones de Bruxelles, de Wallonie et de la périphérie, les moyens pour améliorer le fonctionnement de l'espace francophone, les synergies avec la Flandre ou encore la place des Francophones en Belgique et dans le monde.

L'ambition de ce groupe n'est pas d'être l'interlocuteur francophone de la Convention appelée à se mettre en place au niveau fédéral. L'idée a été lancée le 27 septembre, quand il n'était pas encore question d'une Convention, par la ministre-présidente de la Communauté française, Marie Arena, pour mieux faire fonctionner l'espace francophone. Pour autant, il est difficile d'imaginer qu'il n'y aura pas d'incidence, ont confié les deux co-présidents. La crise politique que traverse actuellement le pays et les scénarios de son évolution sont d'ailleurs au coeur de la cinquième question intitulée prosaïquement "Comment répondre aux inquiétudes suscitées par l'évolution de l'Etat fédéral?".

Les deux co-présidents ont insisté sur le caractère concret des solutions que devrait proposer le Groupe. Des thèmes de réflexion seront dégagés et des experts issus des milieux universitaires, économiques, culturels et sociaux apporteront leur éclairage. Marie Arena avait annoncé qu'il n'y aurait pas de tabou. Mme Spaak et M. Busquin l'ont confirmé. Et lors de la séance d'installation, la chef de groupe cdH à la Communauté française, Anne-Marie Corbisier, a dores et déjà proposé que l'on aborde la question des provinces dont le rôle au sein de l'écheveau institutionnel francophone est très controversé.

Les deux co-présidents ne doutent pas de l'utilité des travaux d'un tel groupe malgré les sensibilités très différentes qui existent dans l'espace francophone sur une série de thèmes, en particulier institutionnels. "Si nous avons accepter de co-présider ce groupe, c'est que nous pensons qu'il est utile. Nous savons tous qu'il y a des dysfonctionnements, qu'il est utile d'en parler et de venir avec des solutions concrètes. Mais c'est sûr qu'il y a toujours un risque d'échec", a expliqué Mme Spaak. (belga)

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