Corruption au sommet de la Régie des bâtiments
La justice de Louvain dispose d'indices selon lesquels les autorités ont payé jusqu'à trois fois trop pour la construction du centre fermé pour jeunes délinquants à Everberg.
La justice de Louvain dispose d'indices selon lesquels les autorités ont payé jusqu'à trois fois trop pour la construction du centre fermé pour jeunes délinquants à Everberg. De plus, lors de la conclusion du contrat, portant sur plusieurs millions d'euros, 10% de dessous-de-table auraient aussi été versés, probablement à l'ancien directeur général de la Régie des bâtiments, qui dirigeait le projet en 2002. C'est ce qu'annonce mardi
De Tijd.
A l'époque de la construction du centre fermé pour mineurs, le contrat, portant sur plusieurs millions d'euros, n'avait pas suivi la procédure habituelle de mise en adjudication parce que le gouvernement souhaitait que l'institution soit terminée dans un délai de six mois.
Le directeur général de la Régie des bâtiments à l'époque a déjà été entendu par la justice mais il nie toute corruption. Dans le passé déjà, Hans E. avait été suspecté par la justice bruxelloise d'avoir fait effectuer des travaux pour 12.000 euros à la maison de son fils sur le compte de la Régie.
La Régie des bâtiments elle-même avait déjà été au centre d'un scandale de corruption en 2006. Le système semblaient se limiter à des contrats de construction peu importants et à des fonctionnaires n'occupant pas des fonctions en haut de la hiérarchie.
Le parquet de Louvain a désormais découvert que le système de corruption - prévoyant 5 à 10% du montant du contrat de construction sous forme de pot-de-vin pour le fonctionnaire responsable du dossier - avait aussi cours aux échelons supérieurs de la hiérarchie de la Régie des bâtiments et dans des dossiers importants. (belga)