La Belgique disponible pour la reconstruction de l'Irak
Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a exprimé mercredi le souhait de la Belgique de participer à la reconstruction de l'Irak - un marché estimé à 400 milliards de dollars - et de reprendre la place qui était la sienne dans ce pays du Moyen-Orient jusque voici une vingtaine d'années.
"Nous avons beaucoup de possibilités de participer à la reconstruction de l'Irak", un pays qui émerge du régime des sanctions imposées par l'ONU après l'invasion du Koweit en août 1990, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue irakien, Hoshyar Zebari, au cours de la première visite d'un ministre belge à Bagdad depuis cette date.
M. De Gucht a expliqué que la Belgique disposait d'un savoir faire en matière de logistique et d'infrastructure et qu'elle possédait l'un des leaders mondiaux en matière de dragage. Il a également rappelé que la société de travaux publics Besix avait été très présente en Irak (sous le régime de Saddam Hussein) et que c'était une entreprise belge qui y avait construit la première centrale électrique.
Mais les entreprises belges hésitent à retourner en Irak, où la sécurité n'est toujours pas "idéale", de l'aveu même de M. Zebari.
M. De Gucht - un ardent partisan de la "diplomatie économique" - a toutefois annoncé qu'une société belge venait de signer tout récemment un contrat pour la construction de treize stations d'épuration à Bagdad. Il s'agit de la firme Waterleau de Herent, près de Louvain, qui a décroché ce contrat d'environ 22 millions d'euros. (belga)