L'athlète indienne Santhi Soundarajan, dont le test de féminité s'était révélé anormal et privée du même coup de sa médaille d'argent du 800 m aux Jeux asiatiques de Doha en décembre dernier, a tenté de se suicider, a-t-on appris de source officielle jeudi.
"Son état est stationnaire. Selon les médecins, elle est hors de danger mais restera à l'hôpital en observation quelques jours", a annoncé l'administrateur du district de Pudukottai (sud), S.J. Chiru, à propos d'une athlète qui aurait absorbé des médicaments. Santhi, qui s'était sentie humiliée par cette décision, était retournée vivre après cet épisode douloureux dans sa famille, de condition très modeste, entre des parents pauvres ouvriers dans une briqueterie et quatre frères et soeurs, en milieu rural dans le district de Pudukottai au sud de l'Inde, à 350 kilomètres environ de Madras.
Selon le secrétaire d'Etat indien aux sports, M. Raman, il semblerait que Santhi ait attenté à ses jours "pour raisons personnelles et familiales, et que cela n'a rien à voir avec les sports et ses autorités". Le Comité international olympique (CIO) ne pratique plus de tests de féminité, très controversés, depuis 1999, mais le Comité olympique d'Asie les poursuit.
Soundarajan, 26 ans, avait subi un test de féminité satisfaisant aux Championnats d'Asie en 2005, où elle avait été médaillée d'argent sur 800 m. Les athlètes qui échouent au test de féminité ont la possibilité de voir leur cas réexaminé par une commission d'experts après deux ans et un traitement adéquat.


