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Ecolo arbitre en Wallonie et à Bruxelles, le CD&V en tête en Flandre

En Flandre, le CD&V a confirmé son leadership. En Wallonie, le PS reste premier et à Bruxelles, le MR reprend la première place mais c'est Ecolo qui a la clé des coalitions. Tels sont les principaux enseignements des élections régionales de ce 7 juin.

Le CD&V a conforté sa première place et son ancien partenaire de cartel, la N-VA, a fait mieux que se défendre. Son président, Bart De
Wever, a ouvertement dit espérer être invité à la négociation pour la
future coalition. Les résultats du sp.a sont moins mauvais que ne le
prévoyaient les sondages, par contre l'Open Vld a connu sa Berezina.

Bart Somers démissionne
Son président Bart Somers en a d'ailleurs immédiatement tiré les conséquences en démissionnant. Vu le morcellement du paysage politique en Flandre, il faudra en tout état de cause trois partis pour former une majorité mais dans chacune des équations, on retrouvera dans la coalition des partis en perte de vitesse importante. Une seule chose est certaine: c'est le ministre-président sortant Kris Peeters qui prendra l'initiative.

Dedecker, Groen et le VB perdants
La Lijst Dedecker a stagné. Ce parti n'a pas poursuivi sur sa lancée
des dernières législatives. Groen! n'a pas bénéficié du même élan
qu'Ecolo. Les deux partis ont déjà clairement indiqué qu'ils optaient pour l'opposition. Quant au Vlaams Belang, il n'est toujours pas question de négocier avec lui, d'autant plus qu'il perd quasiment la moitié de sa représentation au parlement flamand.

Erreur des sondages
Du côté francophone, le PS reste premier parti en Wallonie et le MR est le premier à Bruxelles. Les sondages, qui se sont trompés sur beaucoup de points, ont en tout cas eu raison sur la progression d'Ecolo, même si elle est moins importante que ce que certains prévoyaient.

Les résultats des Verts font d'eux les arbitres des futures coalitions, une situation schizophrénique pour un parti dont le coeur penche certainement à gauche et vers l'Olivier mais dont les critiques sur la gouvernance et la nécessité de changement en Wallonie semblent un peu contradictoire avec le partage du pouvoir avec le PS wallon. A Bruxelles, les écologistes ont toujours manifesté une sympathie pour la poursuite de la coalition de l'Olivier en place depuis 5 ans.

Dimanche soir, Jean-Michel Javaux -pas plus d'ailleurs que la présidente du cdH Joëlle Milquet- ne laissait voir dans ses cartes. "On
verra, on attend les résultats complets que nous allons analyser..." était le message général. En gardant la première place en Wallonie et en limitant les pertes par rapport à ce qu'on annonçait, Elio Di Rupo, dont la position en tant que président était devenue très difficile ces dernières semaines, manifestait un incontestable soulagement dimanche soir.

Reynders en échec
Ses sourires sur les plateaux de télévision contrastaient avec la tension que l'on sentait à la fin de la campagne. Le président du MR, Didier Reynders, a quant à lui raté son défi de changer le centre de gravité en Wallonie. Si le MR reste sur le bord du chemin et n'entre ni dans la majorité wallonne ni dans la majorité bruxelloise, la grogne qui s'était apaisée au cours des dernières semaines risque de reprendre vigueur et le retour sur la scène politique belge de Louis Michel n'arrange pas les choses.

Dans les rangs flamands, et plus spécialement au CD&V, on espèrait
d'ailleurs discrètement le scénario qui s'est finalement réalisé. Cela
mettra Reynders en difficultés et pourrait ramener Louis Michel, laissait entendre certains, pour qui ce dernier est un meilleur partenaire, surtout dans la perspective d'une négociation communautaire. Cette dernière pèsera d'ailleurs sur l'avenir du gouvernement fédéral ainsi que l'assainissement des finances publiques.

"Le CD&V est prêt à prendre ses responsabilités. Le résultat des élections et le succès de formations comme la N-VA traduit la volonté de la Flandre d'un changement institutionnel important", commentait dimanche soir l'ancien premier ministre Yves Leterme.

Pas de changement au fédéral
Quant à l'actuel premier ministre, Herman van Rompuy, il a est d'avis
que les élections régionales ne doivent pas avoir d'effet sur le
gouvernement fédéral. Il a d'ailleurs annoncé qu'il présentera la semaine prochaine un schéma de travail pour l'avenir. Le président du PS, Elio Di Rupo, s'est également prononcé pour la stabilité du gouvernement fédéral. "N'ajoutons pas une crise politique fédérale à la crise économique", a-t-il dit. (belga)
08/06/09 00h13
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