Modrikamen lance son parti
Me Modrikamen, avocat des petits actionnaires de Fortis, annonce, dans un entretien publié jeudi dans les journaux
Sud Presse, son intention de créer son propre parti politique: le Parti Populaire de la Liberté ou de la Justice.
"On n'ira nulle part avec le cdH et le MR. Il est temps de lancer un vrai parti de droite populaire". Mishael Modrikamen est désormais convaincu que le monde politique francophone a besoin d'un électrochoc et qu'il peut contribuer à donner la parole à la société civile belge.
"On a voté et on ne sait pas pour quelle alliance. Ça part dans tous les sens et on en arrive à la situation absurde de voir les deux plus petits partis lancer les négociations. Pour moi, c'est de plus en plus la négation de l'électeur, qui n'a plus aucune prise sur les gouvernements", explique l'avocat.
"Pourquoi sommes-nous la seule région d'Europe très majoritairement à gauche?", interroge-t-il. "Parce que notre droite ne s'assume pas. Le MR s'est enfermé dans une logique anti-taxe qui ne concerne que la classe moyenne supérieure. Nous avons une droite qui ne s'assume pas. Et l'arrogance de Reynders a fait le reste", poursuit l'avocat.
Aussi, le projet de Me Modrikamen est de créer "un vrai parti de droite populaire, sur le modèle de l'UMP en France ou du Parti populaire en Espagne". "Un grand mouvement capable de rassembler les libéraux, les sociaux-chrétiens, les brebis égarées de la droite la plus dure et de toucher les électeurs de gauche qui se lèvent tôt. J'ai déjà pensé à un nom: le Parti Populaire de la Liberté, ou Parti Populaire de la Justice", annonce-t-il.
Me Modrikamen ambitionne de "changer de fond en comble notre système. Il est urgent de simplifier la politique et de lui donner un vrai visage. Tout d'abord, on passe au système majoritaire, comme en France. Ensuite, les électeurs votent pour trois grands gouverneurs, comme aux USA: un Flamand, un Wallon, un Bruxellois. Dix ministres au fédéral et trois gouvernements régionaux de quatre ou cinq membres. Fini, nos 65 ministres", conclut l'avocat. (belga/cb)