1.334 mineurs étrangers non-accompagnés accueillis en 2008
Un total de 1.334 mineurs étrangers non-accompagnées (MENA) ont été accueillis en 2008 dans un des centres d'observation et d'orientation gérés par Fedasil, peut-on lire dans le rapport 2008 de Fedasil. Ce rapport indique que 2.669 personnes ont eu recours au programme REAB, un programme de retour volontaire au pays d'étrangers, ayant ou non demandé l'asile.
Fedasil, l'agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile, est chargé de garantir l'octroi d'une aide matérielle aux demandeurs d'asile, aux Mena, à des étrangers déboutés de leur demande d'asile et à des mineurs dans le besoin qui ont des parents en séjour illégal. Fedasil coordonne également les programmes de retour volontaire.
Les structures d'accueil de Fedasil et de ses partenaires sont actuellement débordées. La ministre Marie Arena a indiqué jeudi dernier à la chambre que Fedasil loge 160 personnes dans des hôtels à titre transitoire. Elle avait indiqué qu'il y avait toujours plus d'entrants que de sortants.
En 2008, 1.334 Mena ont été accueillis, soit une légère diminution par rapport à 2007 (-2,4%). Les principaux pays d'origine des Mena sont l'Afghanistan (276), l'Inde (208), la Guinée (128), l'Irak (80), l'Algérie (71) et le Maroc (70). La majorité des jeunes arrivés étaient âgés de 16 ans (33,8%) ou 17 ans (28,5%). Quelques enfants très jeunes étaient accompagnés de leur mère mineure ou de mineurs plus âgés.
Le retour volontaire est une des principales missions de Fedasil. En 2008, 2.669 personnes sont rentrées volontairement dans leur pays d'origine, soit une augmentation de 3% par rapport à 2007. Ils ont accepté le programme REAB (Return and Emigration of Asylum Seekers).
Le programme REAB se compose d'un ticket d'avion vers la destination finale, d'une prime de réinstallation de 250 euros par personne (125 euros par enfant), d'une intervention limitée dans les frais de bagages et d'un accompagnement dans les aéroports. Près de la moitié (42%) étaient des (anciens) demandeurs d'asile. Leur principal pays de destination sont la Slovaquie (376) et la Russie (212).
Les 58% restants étaient des personnes qui n'avaient jamais demandé d'asile. Le Brésil (696) et l'Ukraine (190) sont les deux principaux pays de retour.
Plus d'un millier (1.012) ont reçu dans leur pays de retour un soutien sur place organisé par le programme de réintégration. Le soutien de réintégration s'élève à 700 euros par personne. Il n'est pas payé en espèces mais transféré à une organisation partenaire qui utilise ces moyens pour, avec le bénéficiaire, trouver un logement, fonder une petite entreprise, suivre une formation ou payer un minerval. Les personnes vulnérables (femmes enceintes, mineurs, personnes âgées ou souffrant de maladies graves) reçoivent une enveloppe supplémentaire de 700 euros. (belga/chds)