Exclu de la majorité flamande, l'Open Vld reste au fédéral

L'Open Vld restera dans le gouvernement fédéral malgré la décision prise par le formateur flamand Kris Peeters (CD&V) de commencer des négociations en vue de former un nouveau gouvernement sans les libéraux, a fait savoir le parti.

M. Peeters a averti le président ad interim de l'Open Vld, Guy Verhostadt, de son choix de négocier avec le sp.a et la N-VA. Les libéraux flamands ont indiqué qu'ils prenaient acte de cette décision. M. Peeters a souligné qu'en raison de la crise, il fallait rapidement mettre sur pied un gouvernement cohérent au sein duquel "les différents partenaires peuvent se retrouver au maximum".

Défaite
"L'Open Vld a pris ses reponsabilités, en tant que perdant des élections, pour ne pas rendre plus compliquée la formation d'un gouvernement en ces temps de crise. Nous n'avons posé aucune exclusive ou veto sur le programme ou la composition du prochain gouvernement. En ces temps difficiles, il est nécessaire que les partis et les gouvernements coopèrent. Cela ne changera rien à notre engagement dans le gouvernement fédéral", a-t-il souligné.

La stabilité et l'emploi ont constitué le souci premier des libéraux flamands, ont-ils insisté. "Cela restera notre ligne de conduite, que nous soyons dans la majorité ou dans l'opposition. Nous espérons que le gouvernement flamand fera le choix de la stabilité, de la coopération et d'une lutte cohérente contre la crise économique".

Coalition
M. Peeters a décidé de commencer les négociations avec les socialistes et la N-VA après avoir reçu les présidents de ces deux partis ainsi que la présidente de son propre parti, Marianne Thyssen. Le sp.a a fait savoir au formateur qu'il préférait une coalition à trois. La N-VA est allée plus loin puisqu'elle a dit refuser entrer dans une coalition à quatre et son président a indiqué qu'il optait pour une coalition avec le sp.a et le CD&V.

Quant à la présidente du CD&V, elle a une nouvelle fois dit que son parti n'avait pas de préférence entre des coalitions à 3 ou à 4 tout en ajoutant que deux autres partis voulaient gouverner sans l'Open Vld. "La situation économique nous impose de mettre sur pied un gouvernement avec une politique cohérente et efficace et une équipe forte et unie", a commenté M. Peeters. Il a encore indiqué qu'il a voulu tenir compte au maximum "du signal clair donné par l'électeur le 7 juin".

Une majorité composée du CD&V, du sp.a et de la N-VA disposerait de 66 sièges sur 124 au parlement flamand. Il s'agirait d'une majorité bien plus étroite que la précédente qui pouvait compter sur 85 sièges. Le cas n'est toutefois pas exceptionnel. Dans les années '90, le ministre-président Luc Van den Brande a gouverné avec une majorité tenant à un siège.(belga/ca)
19/06/09 18h32
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