Un demi-milliard de déficit confirmé en Wallonie

7S7 mise à jour   Le budget de la Communauté française présente un déficit de 511 millions d'euros en 2009, selon les derniers chiffres donnés lundi par les présidents du PS, d'Ecolo et du cdH qui s'attèlent à la formation d'une tripartite de centre gauche.

Le déficit se prolonge d'année en année jusqu'en 2015, à -669 millions en 2010, -691 millions en 2011, -666 millions en 2012, -588 millions en 2013, -483 millions en 2014, -355 millions en 2015. Ces chiffres tiennent compte des engagements pris, notamment en faveur du monde de l'éducation.

"Quels que soient les montants que nous constatons, nous serons dans l'obligation de respecter nos engagements pris notamment en faveur de l'enseignement", a indiqué lundi le président du PS Elio Di Rupo.

Les trois présidents de partis ont souligné l'importance des déficits tels qu'ils découlent des projections réalisées. A moyen terme, ceux-ci sont encore plus criants que ceux que faisait ressortir une récente étude du professeur Deschamps des Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur.

Pour Di Rupo, il faut "une rigueur renforcée"
Si le président du PS s'est réfusé à agiter le "spectre de l'austérité", il a admis que la rigueur guiderait la réalisation des prochains exercices budgétaires. "Il faudra une rigueur renforcée", a-t-il annoncé.

Les trois présidents de partis, Elio Di Rupo, Jean-Michel Javaux et Joëlle Milquet ont insisté sur la nécessité d'optimaliser les synergies entre Bruxelles et la Wallonie dans le cadre de l'effort à fournir. Il conviendra également de "demander plus d'informations au fédéral quant à ses intentions sur une série de domaines précis", a indiqué M. Di Rupo sans plus de précisions.

Selon lui, "la réflexion sur le chemin à parcourir pour retrouver l'équilibre est liée à ce qui se fera au fédéral", le premier ministre Herman Van Rompuy ayant évoqué 2015 comme date-butoir pour le retour à l'équilibre.

Javaux veut jeter un oeil aux "dépenses moins utiles"
Evoquant également, à l'instar de ses homologues au PS et au cdH, la nécessité de renforcer les synergies, Jean-Michel Javaux a invité la prochaine coalition à jeter un oeil sur une série de "dépenses moins utiles". La gouvernance est une des thématiques les plus souvent évoquées durant ces négociations et la réforme des provinces ou plus globalement la simplification des rouages publics pourraient pour d'aucuns participer à l'effort qui s'imposera à la prochaine coalition. M. Javaux a évoqué à cet égard "l'exemplarité des pouvoirs publics".

L'annonce de déficits structurels en Communauté française ne semble pas plomber à ce stade l'atmosphère qui règne autour de la table des négociateurs. "Le climat est très très constructif. La rapidité avec laquelle nous avons tiré les constats sur l'état des lieux en Communauté française le prouve", a indiqué lundi Joëlle Milquet.

La crise peut servir d'élément déclencheur
Jean-Michel Javaux et Joëlle Milquet ont rappelé que la crise pouvait servir d'élément déclencheur pour investir dans les "filières de l'avenir" ou dans les "services aux personnes".

Les négociateurs wallons se voient mardi à Namur pour discuter à partir de 10 heures de la poursuite du plan Marshall. Pendant ce temps, les groupes techniques 'wallons' poursuivent le tour d'horizon du budget wallon avec l'espoir de voir leurs conclusons atterrir entre les mains du groupe de pilotage mercredi après-midi ou jeudi au plus tard. Mercredi, il sera question, toujours à Namur, à partir de 10 heures également, du contenu des programmes.

Le mercredi 1er juillet, aura lieu une table ronde sur l'alliance emploi-environnement, dédiée à la construction et au logement (isolation, etc.) (belga/dl)
22/06/09 18h31
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