Les négociateurs de l'Olivier ont abordé le plan Marshall
Les négociateurs de l'Olivier ont abordé mardi matin la poursuite du plan Marshall. Rien de définitif n'a toutefois été arrêté à ce stade. Chacun attend de connaître le carcan budgétaire de la Région wallonne dans les années à venir. Quatre axes devraient être privilégiés, a-t-on appris: développement économique, développement durable, services aux personnes, formation.
L'un des enjeux du plan de relance de l'économie wallonne lancé en 2005 est l'intégration des enjeux environnementaux dans le domaine économique, vieille revendication des écologistes, inscrite dans les programmes des deux autres formations politique et un des axes du plan Marshall 2.0 présenté à la fin de la législature par l'exécutif sortant. Ecolo a appelé à la constitution d'un 6e pôle de compétitivité à côté des 5 premiers (génie mécanique, transports et logistique, sciences du vivant, aéronautique et agro-alimentaires).
L'idée a ses adeptes et ses détracteurs. Dans un entretien accordé ce week-end à "L'Echo", le professeur Henri Capron (ULB), l'un des pères des pôles wallons, rappelait que la constitution d'un pôle de compétitivité impliquait une "masse critique" d'entreprises et de chercheurs déjà actifs dans le domaine. Or, une telle masse critique ferait défaut dans le domaine environnemental, raison pour laquelle l'idée d'un pôle spécifique avait été écartée sous la précédente législature. Une autre solution consisterait en une déclinaison transversale des enjeux environnementaux.
Le budget risque aussi de refroidir les ardeurs des négociateurs. Un déficit de 250 millions d'euros est évoqué pour l'ajustement budgétaire de cette année et les perspectives pour les années à venir sont également sombres, sans compter les efforts que demandera le niveau fédéral pour respecter les engagements pris dans le cadre du Pacte de stabilité. Le ministre sortant du Budget, Michel Daerden, a indiqué dimanche qu'il n'y aurait pas d'impôts nouveaux. Des projets comme le démantèlement complet de la redevance télévision, pourtant annoncé sous la précédente législature, pourraient toutefois être compromis. Il est par ailleurs probable que les réserves de différentes sociétés pararégionales, parfois considérables, soient ponctionnées pour dégager des marges. Jeudi matin, les négociateurs arrêteront les perspectives budgétaires pour les années à venir. (belga)