Le vote communautaire va encore de développer pendant dix et quinze ans avant qu'on voit les limites d'un tel modus operandi, estime samedi, dans un entretien avec La Libre Belgique, le journaliste indépendant Mehmet Koksal, qui retrace dans un ouvrage, "L'autre campagne", la course aux votes allochtones à Bruxelles.
Il y reprend des copies de tracts, courriers ou encore SMS que les candidats allochtones, au phrasé parfois très direct, ont expédiés aux électeurs bruxellois.
Pour Mehmet Koksal, ce qui fonctionne à Bruxelles, c'est le communautarisme. "L'exacerbation de certaines tensions communautaires, c'est payant en terme électoral", dit-il.
Il estime que ce sont incontestablement le PS et le CDH qui jouent le plus la carte ethnique/communautaire. "La plupart de l'électorat communautaire n'est pas un électorat politisé, c'est un électorat que ces partis ramènent vers eux par un clientélisme très exacerbé", dit-il.
Pour M. Koksal, Ecolo ne marque pas des points sur le terrain du vote ethnique car les communautés religieuses sont généralement très conservatrices sur le plan des valeurs. (belga)


