"Un chapitre pour atteindre un enseignement d'excellence pour tous"

En matière d'enseignement (le secteur le plus "lourd" budgétairement), le gouvernement misera sur un pilotage du système éducatif (tableaux de bord, objectifs chiffrés...) concerté avec tous les acteurs éducatifs en partenariat avec les "forces vives". L'autonomie d'action et la responsabilisation des écoles seront soutenues, notamment par le renforcement de la stabilité des équipes pédagogiques et des collaborations entre établissements (ressources administratives).

Le nouveau gouvernement veillera à décloisonner les réseaux et les niveaux d'enseignement. Pour ce faire, il définira des indicateurs communs de maîtrise des compétences. Il renforcera les synergies entre réseaux de l'enseignement officiel (communes, provinces et Cocof). Il analysera comment séparer les rôles de ministre de tutelle de l'enseignement de celui de responsable du pouvoir organisateur.

Il soutiendra le développement de la "co-responsabilisation" au sein de "bassins de vie" régionaux: suppression de concurrence stériles entre réseaux et en leur sein, partenariat entre établissements et opérateurs de formation, entreprises, partenaires sociaux.

Pour favoriser la réussite scolaire, il faudra généraliser la remédiation immédiate, consolider le "tronc commun" de savoirs pour tous jusqu'à 14 ans, renforcer l'encadrement différencié et "concerter de nouvelles modalités d'inscription en 1re secondaire".

Il s'agit ici de trouver une solution de rechange au fameux décret "Inscriptions-Mixité". Son application sera évaluée et le gouvernement repartira d'une feuille blanche: le parlement débattra et le gouvernement s'accordera avec toutes les parties concernées. On étudiera la création éventuelle de nouvelles écoles secondaires.

La déclaration met aussi l'accent sur les apprentissages de base -lecture, écrit, mathématiques- et des langues. L'esprit d'entreprendre et la capacité d'innover seront aussi mis en valeur.

Pour aider les enseignants à faire leur métier, le gouvernement renforcera leur soutien pédagogique, favorisera le non-redoublement. Il promet aussi de lutter contre la pénurie d'enseignants et à refonder leur formation initiale, avec pour objectif l'allongement de la durée des études à 5 ans.

L'enseignement qualifiant (technique, de transition, en alternance, etc...) sera lui aussi refondé et simplifié, avec création de pôles de formation en lien avec les bassins de vie. L'amélioration des équipements techniques, la généralisation des stages professionnels, la promotion de l'alternance, la lutte contre la pénurie de main-d'oeuvre sont à l'ordre du jour.

Pour lutter contre le décrochage scolaire, la déclaration évoque la mise en place d'un partenariat social au sein de chaque bassin, veut recentrer les missions des éducateurs sur leur tâche essentielle, et définir un plan d'urgence d'assistance en milieu scolaire lors de violences graves ou d'événements d'exception.

Le partenariat public-privé en faveur des bâtiments scolaires sera poursuivi, renforcé de mesures complémentaires concernant surtout les économies d'énergie et l'environnement.

D'autres mesures complètent le chapitre consacré à l'enseignement: amélioration de l'alimentation à l'école, mise de l'enseignement spécial en synergie avec l'enseignement "ordinaire", consolidation des relations entre école et familles, promotion de l'activité physique à l'école,

Dans l'enseignement supérieur, la majorité PS-Ecolo-cdH veut favoriser l'accès aux études et la réussite. Pour ce faire, elle refusera toute augmentation du minerval au-delà de l'indexation, prendra des initiatives en matière de logement des étudiants, améliorera l'octroi des allocations d'études, veut diminuer le minerval pour les boursiers, etc...

Le gouvernement entend aussi mettre fin à l'examen d'entrée aux études d'ingénieur civil et au concours en médecine après la première année de cours. Il négociera avec le fédéral la suppression définitive du numerus clausus appliqué aux études de médecine.

L'opération de renforcement de la cohérence de l'offre d'enseignement supérieur sera poursuivie, avec évaluation des collaborations actuelles entre établissements et organisation d'une Table ronde avec les acteurs concernés. Le gouvernement veut notamment fixer un cadre qui balise les processus de fusion afin d'éviter entre autres une diminution de l'offre et de l'accès à l'enseignement supérieur.

La majorité veut aussi poursuivre le refinancement de l'enseignement supérieur. L'amplification et l'adaptation de l'offre d'enseignement de promotion sociale figurent encore au programme. (belga/chds)
12/07/09 21h36
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