L'accord intervenu au cours de la nuit de dimanche à lundi entre les partenaires de l'Olivier est entouré du "flou le plus durable", a affirmé lundi le chef du groupe MR au parlement bruxellois, Didier Gosuin, après une première analyse de son contenu qui sera étoffée en vue du débat entre les députés bruxellois prévu en fin de semaine.
"A défaut d'évaluation budgétaire des mesures envisagées, ce catalogue nous laisse dans le flou le plus durable. Quand va-t-on exécuter toutes ces intentions, à quel prix et en fonction de quelle priorité? C'est précisément en période de difficulté économique que l'on doit savoir où l'on va sur le plan budgétaire" a commenté Didier Gosuin (MR-FDF).
Pour lui, il y a un grand absent dans le projet de déclaration bruxelloise: il n'y a pas l'ébauche d'une politique de restructuration de la formation professionnelle entre le Forem wallon et Bruxelles formation. C'est à l'image de l'absence de passerelle avec Bruxelles dans la logique économique du plan Marshall 2.vert wallon. A l'inverse, la Région flamande veut positionner Bruxelles, comme sa capitale, dans sa propre dimension économique et culturelle.
De son côté, le nouveau chef de file des libéraux au parlement bruxellois, Vincent Dewolf, a relevé que de nombreux projets étaient directement conditionnés aux moyens budgétaires inexistants de la Région: l'allocation-loyer, la diminution des droits de succession pour le conjoint survivant, l'assurance à octroyer aux locataires contre la perte d'emploi.
Vincent Dewolf a par ailleurs dit tout le mal qu'il pensait de la mesure d'exonération des règles anti-cumul dont bénéficieront les députés bruxellois lorsqu'ils seront en même temps échevin surnuméraire dans leur commune. C'est tout simplement contraire au principe d'égalité entre les citoyens, a-t-il dit. (belga/cb)


