Le premier ministre Herman Van Rompuy et les présidents de cinq partis de la coalition fédérale se sont retrouvés jeudi vers 19h30 à la résidence du premier ministre, Rue Lambermont, pour tenter de se mettre d'accord sur le remaniement du gouvernement fédéral. De
l'attitude des présidents à leur arrivée on pouvait conclure que les
choses ne sont pas faciles. Les présidents et le premier ministre ont été rejoints dans la soirée par Melchior Wathelet et Guy Vanhengel, les deux principaux protagonistesde la modification annoncée.
Discrétion
Le président de l'Open Vld, Guy Verhofstadt, s'est montré particulièrement discret à son arrivée. Il est entré en voiture dans la
cour du Lambermont alors que les autres présidents sont tous entrés à pied et ont brièvement répondu aux questions des journalistes. Les déclarations n'ont toutefois guère apporté d'élément neuf si ce
n'est quelques indications implicites.
"Avis personnel"
De façon indirecte la présidente du CD&V Marianne Thyssen a indiqué
qu'elle n'était pas favorable à la création d'un poste de secrétaire
d'Etat supplémentaire. "J'ai un avis personnel très clair sur cette
question mais je ne vous le révélerai pas", a-t-elle déclaré.
On a en effet évoqué le fait que le cdH demanderait un deuxième
secrétaire d'Etat en remerciement pour la bonne volonté dont il pourrait faire preuve en abandonnant le Budget et en acceptant l'Asile et l'Immigration. Cette dernière compétence pourrait alors échoir à Catherine Fonck qui n'a plus été retenue comme ministre régionale ou de la Communauté française. Mme Thyssen a aussi dit qu'elle attendait une proposition du premier ministre.
Le président du MR, Didier Reynders, a également dit qu'il attendait
une proposition du premier ministre. A la question de savoir s'il y avait un problème chez les libéraux, il a répondu "pas chez nous en tout cas", laissant entendre implicitement que le problème venait de l'Open Vld.
La présidente du cdH Joëlle Milquet, est resté très discrète. Elle a
eu la chance d'arriver quelques instants avant le président du PS Elio Di Rupo, ce qui lui a permis de faire diversion. Enfin, le président du PS a refait l'historique de la situation et a également laissé entendre implicitement que le problème venait de l'Open Vld. Pour le reste, il a rappelé que son parti n'était demandeur de rien mais qu'il était prêt à aider à trouver une solution. Il a aussi demandé qu'on respecte les accords. (belga/cb)


