"Une majorité de gauche s'est installée en Wallonie"

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Par: rédaction
17/07/09 - 11h46
le chef de groupe MR au parlement wallon, Willy Borsus. MISE À JOUR

Une majorité de gauche s'est mise en place en Wallonie, a constaté vendredi le chef de groupe MR au parlement wallon, Willy Borsus, au cours du débat sur la Déclaration de Politique Régionale (DPR). Les Réformateurs déplorent par ailleurs l'exercice très théorique auquel s'apparente l'accord de gouvernement sans donnée budgétaire.

"Derrière cet Olivier tout neuf, c'est une vraie majorité de gauche qui s'est mise en place", a souligné M. Borsus, en énumérant une série de points de la Déclaration: tarification progressive de l'énergie ou de l'eau, droit de préemption immobilier, péréquation cadastrale ou omission de l'exigence de service minimum dans les transports en commun.

"Où est le service minimum demandé par le cdH? Je sais que le PS n'en voulait pas mais je pensais qu'il y aurait une capacité d'influence modeste dans le gouvernement", a-t-il ajouté.

Le MR s'étonne aussi du caractère très vague des engagements pris dans certains domaines pourtant cruciaux, en particulier en matière d'emploi, qui, combiné à l'absence de données chiffrées, éclaire d'un jour particulier l'accord PS-Ecolo-cdH. "Cette impression tenace que vous avez surtout aligné des mots, des mots et encore des mots", a regretté le chef de groupe, ajoutant:

"Donner ce que l'on n'a pas et promettre ce que l'on ne peut pas donner, ce n'est pas l'attitude positive que la Wallonie attend". "Une majorité progressiste", a dit la chef de groupe PS, Isabelle Simonis, en évoquant les mesures contenues dans la déclaration et qui visent à réduire les inégalités.

"Une majorité alliant le centre et la gauche", a précisé le chef de groupe cdH, Maxime Prévot, en insistant sur la symétrie des majorités à Bruxelles et en Wallonie et la stratégie commune qu'elles mettent oeuvre.

A ses yeux, il s'agit d'une nécessité face à certains responsables flamands décidés à asphyxier budgétairement les Francophones pour obtenir des avancées institutionnelles. Les différents intervenants ont rappelé le contexte de crise auquel devait faire face la Région. Les marges budgétaires sont réduites à peu de choses. Selon le chef de groupe Ecolo, ce gouvernement se devra donc d'être un "gouvernement de combat".

Les mesures contenues dans le DPR visant la bonne gouvernance ont elles aussi été évoquées. "Nul doute que les débats seront intenses et c'est tant mieux", a averti Mme Simonis. Selon elle, il faudra toutefois veiller à une concertation entre les différents niveaux de pouvoir pour être efficace et à mener un débat parlementaire "éclairé".

Pour le cdH, une deuxième vague de mesures dans ce domaine constituait un pas-de-porte indispensable à toute négociation d'une majorité. Les centristes mettent toutefois un bémol sur le décumul entre une fonction parlementaire et un mandat communal.

"On ne m'empêchera pas de penser que ce type de cumul est loin d'être la source principale des problèmes éthiques et de conflits d'intérêts qui ont défrayé la chronique", a expliqué M. Prévot. Aux yeux des Verts, il faudra s'adapter aux nouvelles règles: "Tant pis pour les résistances de certains et les baronnies, il faudra qu'ils acceptent les mesures qui seront prises", a mis en garde M. Wesphael. (belga/chds)

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