Le recours aux écoutes téléphoniques dans les enquêtes augmente d'année en année. En 2007, 3.603 demandes de mise sur écoute téléphonique avaient été introduites. L'an passé, ce chiffre est monté à 4.881 demandes, soit une hausse de plus de 35%, rapporte mercredi De Morgen.
Ces chiffres ont été communiqués par le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, dans une réponse à une question parlementaire de Paul Wille (Open Vld).
Le ministre reconnaît que cette méthode est particulièrement intrusive. Mais cette hausse doit également être mise en regard avec l'usage croissant des moyens de télécommunications dans la société actuelle, selon lui.
De son côté, le sénateur Paul Wille, membre de la Commission de suivi du Comité R, prévient que la technique d'écoute peut être contournée via le programme de téléphonie par internet Skype. "Avec le mode de fonctionnement de Skype, il est apparemment impossible de suivre des conversations téléphoniques sans en aviser Skype lui-même", explique le sénateur.
M. De Clerck dit être au courant de ce problème et annonce la venue d'un cadre légal qui devrait prochainement permettre d'écouter également les conversations via Skype. Un nouvel arrêté royal doit rendre ce type d'écoutes possible en obligeant les opérateurs internet à apporter leur collaboration technique. (belga)


