Des files "anormales" ont été constatées dans environ 40% des établissements d'enseignement secondaire du réseau libre catholique, selon une enquête réalisée par le Secrétariat général de l'Enseignement catholique (SeGEC) et la Fédération des associations de directeurs de l'enseignement secondaire catholique (FéADI) auprès de 177 écoles sur les 240 concernées.
Le SeGEC et la FéADI qualifient d'"anormales" les files qui se sont formées avant le 30 novembre, premier jour des inscriptions en 1ère secondaire, à 06h00 du matin. Dans 19% des établissements, les files se sont formées avant le 30 novembre. Et dans 21% de ces écoles, elles ont débuté le 30 novembre, entre minuit et 06h00, ont indiqué les deux organisations.
Le matin-même du premier jour des inscriptions, entre 06h00 et 09h00, les files ont concerné 54% des établissements, selon l'enquête. Seuls 6% des établissements secondaires de l'enseignement libre catholique ont échappé au phénomène des files "plus ou moins longues" de parents. Les premières files ont démarré le mardi 27 novembre dans 1% des établissements visés. Deux jours plus tard, on en dénombrait dans 15% des écoles sondées.
"Cela signifie que dans près d'une école sur cinq, les parents ont passé une nuit à attendre", a commenté André Cobbaert, président de la FéADI. L'enquête révèle par ailleurs que le problème a non seulement touché les écoles de la région bruxelloise (65%) et du Brabant wallon (70%), mais également celles des provinces de Hainaut (21%), de Liège (26%) et de Namur (22%). Le phénomène a en outre engendré un surplus de travail, de stress et d'angoisse: en moyenne, 4 personnes ont été mobilisées, en plus du chef d'établissement. Dans 11% des écoles, plus de huit personnes ont été chargées de l'accueil des parents.
Les responsables de l'enseignement catholique demandent donc d'adapter le décret Inscriptions en mettant fin aux files d'attente anormales et en instaurant un cadre de sécurité juridique, a rappelé jeudi Etienne Michel, directeur du SeGEC. Il est nécessaire, selon lui, de mettre en place "une consultation sérieuse avec ceux dont le métier est d'organiser les écoles".
Pour rappel, le décret Inscriptions fait la différence entre les élèves prioritaires (élèves internes, élèves ayant un frère, une soeur ou un parent dans l'établissement, élève fréquentant une école avec laquelle une convention a été conclue, etc.) et non-prioritaires. En moyenne, les "prioritaires" représentent 39% du recrutement des établissements d'enseignement secondaire. Et dans 6,5% des écoles, ce chiffre monte à plus de 80%, précisent les auteurs de l'enquête.
Sept établissements interrogés sur dix ont signé une (49%) ou plusieurs conventions (23%) avec des écoles fondamentales. En moyenne, sur 100 places disponibles en 1ère secondaire pour la rentrée 2008-2009, une quarantaine étaient occupées par des élèves prioritaires, une trentaine ont été octroyées durant la journée du 30 novembre et une trentaine étaient encore disponibles au soir du premier jour des inscriptions. Enfin, 7,6% des élèves n'ont pas trouvé de place dans l'école de leur choix le 30 novembre et ont été placés sur une liste d'attente.
Environ un quart des établissements étaient complets le 30 novembre et ont dû inscrire les candidats sur une liste d'attente. On comptait à cette date 2.575 élèves inscrits sur une liste d'attente dans un établissement de l'enseignement secondaire catholique. (belga)


