A la suite de l'évasion avec violence, mardi dernier, de trois détenus du palais de justice de Bruxelles, la grogne règne parmi le personnel du corps de sécurité, ces agents non armés qui accompagnent les détenus, dont plusieurs membres avaient été menacés lors de l'évasion. Depuis, ils envisagent d'arrêter à nouveau le travail si les renforts de police promis ne sont pas quotidiennement présents en nombre et à l'heure.
La mauvaise humeur était ainsi de mise mercredi matin. Les agents promis par la police locale de Bruxelles Capitale Ixelles se sont présentés au compte-gouttes et en retard.
Les agents du corps de sécurité avaient dès lors décidé d'arrêter le travail si la situation ne s'améliorait pas jeudi matin. Cette fois, le renfort policier s'est présenté dans les délais requis et le travail a pu se dérouler normalement.
Pour mercredi, le corps de sécurité avait demandé le renfort de 16 policiers de la zone de Bruxelles Capitale Ixelles, nécessaire selon lui pour assurer convenablement le transfert des détenus aux audiences de la chambre du conseil, de celle des mises en accusation, du tribunal correctionnel et de la cour d'appel.
Les policiers n'étaient que dix, dont six ne se sont présentés qu'à 10h30. Dans ces conditions, plusieurs audiences ont débuté avec retard ou n'ont pas pu se tenir.
Pour ce jeudi, le corps de sécurité n'avait réclamé que quatre policiers et cette fois ceux-ci se sont présentés... avec 45 minutes d'avance. Le palais de justice a ainsi échappé à un nouvel arrêt de travail des agents de sécurité, a expliqué David Rossius, délégué syndical CSC.
Pour vendredi, les agents du corps de sécurité ont besoin de pas moins de 25 policiers. David Rossius ne se fait guère d'illusion sur les suites réservées à cette demande mais, dit-il, il faudra en tout cas un effectif suffisant à 09h00 pour assurer au moins la sécurité des audiences de la chambre du conseil et de la chambre des mises en accusation. (belga/chds)


