Le CSJ a passé outre l'avis négatif de la Cour d'appel concernant la nimination de Francine De Tandt
Jean-Louis Duplat, ancien président de la Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA) et président du tribunal de commerce de Bruxelles, estime, dans un entretien avec Le Soir que Francine De Tandt n'aurait pas dû être nommée présidente du tribunal de commerce. Il critique le Conseil supérieur de la justice.
Les problèmes de dette Mme De Tandt sont apparus lorsque le Conseil supérieur de la justice s'est prononcé sur sa candidature. "Si, et j'insiste, si ces informations lues dans la presse sont exactes et que les montants en jeu sont aussi importants, c'est difficilement défendable déontologiquement parlant car elle est vulnérable", dit M. Duplat.
Pour M. Duplat, elle n'aurait pas dû être nommée et cela prouve à quel point le CSJ "ne fonctionne pas comme il le devrait. Il a donné un avis positif à la nomination de Mme De Tandt alors qu'il savait qu'elle avait ce problème de dette et ce dossier disciplinaire en cours. Cet avis n'était pas sage. D'autant que l'avis de la cour d'appel était négatif et qu'on est passé outre".
Pour M. Duplat, le CSJ ne peut se retrancher derrière le respect de la vie privée dans le cas de Mme De Tandt. Le CSJ s'est en effet défendu en disant qu'il n'avait pas eu accès à ce dossier de dette sur lequel Mme De Tandt avait refusé de lui donner des détails, estimant qu'il s'agissait d'une affaire privée. (belga/acx)


