L'affaire De Tandt à l'origine d'un Fortisgate bis?

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Par: rédaction
28/08/09 - 08h26

Les déboires actuels de la justice, avec l'affaire de corruption qui semble toucher les plus haut postes de la magistrature belge, risquent de mettre à mal les décisions économiques cruciales prévues par le gouvernement. Si les magistrats impliqués dans l'affaire Fortis devaient être entachés par l'affaire De Tandt, l'agenda pourrait être gravement perturbé.

Le gouvernement fédéral craint que les dossiers judiciaires viennent contrarier le travail du gouvernement. Le gouvernement a une peur bleue qu'un nouveau rebondissement de l'affaire Fortis compromette les décisions socio-économiques cet automne, écrit vendredi le quotidien De Standaard.
 
L'inquiétude prévaut au sein du gouvernement fédéral concernant les dossiers autour de la Justice, indique un ministre. L'élaboration du budget, la réalisation des économies et les coupures d'autres postes pourraient être compromises dans ce climat de méfiance.
 
Il y a trois semaines, on apprenait que le juge gantois Henri Heimans menait une enquête sur différentes fuites, jusqu'à la cour de Cassation, dans l'affaire Fortis. Les plus hauts magistrats du pays se retrouvent ainsi dans le collimateur.
 
Depuis une enquête judiciaire a été ouverte à l'encontre de Francine De Tandt, la présidente du tribunal de commerce de Bruxelles, dans une affaire de corruption passive et faux en écriture, affaire qui pourrait concerner également d'autres membres de la magistrature, dont des personnes impliquées dans l'affaire Fortis en décembre de l'an dernier, ce qui inquiète le gouvernement. (belga/acx)

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