Le ministre des Finances, Didier Reynders, soutiendra mercredi, lors d'une réunion de l'Ecofin, la position de la France et de l'Allemagne en matière de bonus. S'il n'est pas possible d'avoir un accord au niveau européen, la Belgique appliquera de toute façon les règles les plus sévères, à l'image de celles qui seront appliquées par la France à l'initiative du président Nicolas Sarkozy, a-t-il précisé après la réunion du Comité ministériel restreint.
Paris et Berlin veulent en effet limiter les bonus des banquiers et obliger les banques à augmenter leurs fonds propres pour limiter les risques qu'elles peuvent prendre, ont expliqué lundi soir la chancelière allemande Angela Merkel et le président français. M. Sarkozy obtenu un accord avec le secteur bancaire en France pour un système de bonu-malus. Ce système implique que le versement des bonus soit en partie différé pendant trois ans pour tenir compte des résultats, combiné à l'entrée en vigueur d'un "malus" retenu sur la partie variable du salaire d'un trader qui aurait accumulé des pertes.
S'il y a un accord européen sur un tel système, il sera évidemment appliqué chez nous mais s'il n'y a pas d'accord au niveau européen, nous l'appliquerons de toute façon à toutes les banques en Belgique et pas seulement à Fortis, a indiqué Didier Reynders. (belga/mb)


