"Plus il y a d'étudiants, plus bas est le niveau"
Des critiques s'élèvent au sein du monde académique sur le nombre grandissant d'étudiants inscrits en première année. La démocratisation de l'enseignement universitaire impliquerait une baisse de son niveau, avance mardi
Het Nieuwsblad.
Les premiers chiffres sur les inscriptions dans les universités flamandes ne laisse aucune place au doute: le record de nombre d'étudiants en première année devrait être battu. Ce flux d'étudiants n'est pas seulement dû au pic de naissances de 1991 ou à la crise économique, mais aussi au nombre de plus en plus important d'élèves issus de l'enseignement secondaire technique qui tentent leur chance à l'université.
Cette tendance, conséquence de la démocratisation des universités lancée par l'ancien ministre de l'Enseignement Frank Vandebroucke (sp.a), fait grincer des dents dans le monde académique. Car "plus l'université est démocratique - et donc moins élitiste -, plus bas est le niveau", disent certains.
De plus, comme les universités reçoivent leurs subsides sur base du nombre de diplômés et non du nombre de nouveaux étudiants, il est chuchoté dans les couloirs que le diplôme universitaire perd de sa valeur. (belga)