Famille d'accueil nazie: "le summum du racisme"

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Par: rédaction
8/09/09 - 12h14

Le ministre flamand en charge du bien-être, Jo Vandeurzen (CD&V), a réagi mardi, dans De Standaard, Het Nieuwsblad, De Morgen et Het Laatste Nieuws, sur la famille d'accueil anversoise, agréée par l'organisme flamand de l'enfance Kind&Gezin, qui arbore dans sa salle de séjour un portrait d'Adolf Hitler et une large collection de littérature nazie.

Loi sur le négationnisme
"Nous n'allons pas perdre notre temps dans une discussion visant à savoir si la vision du monde de cette femme se répercute sur sa façon d'éduquer les enfants. Evidemment que c'est le cas. Il est inimaginable que ces idées n'aient aucun impact", affirme le porte-parole du ministre. Michael Freilich, rédacteur en chef de Joods Actueel demande pour sa part que Kind&Gezin retire immédiatement la reconnaissance de cette famille d'accueil et que la justice intervienne sur base de la loi sur le négationnisme.

Invraisemblable
Jo Vandeurzen entend s'entretenir, le plus vite possible, avec Kind&Gezin et l'inspection pour éviter ce type de problèmes à l'avenir. "Nous devons bien sûr respecter le pluralisme, mais ceci dépasse largement les limites de l'acceptable", dit-il. "Ses discours sur Hitler en tant que sauveur de l'humanité et ses déclarations sur les immigrés dans notre société sont invraisemblables", ajoute-t-il. Le ministre entend soumettre d'urgence de nouveaux critères pour toutes les sortes d'accueil de l'enfance.

De son côté, Michael Freilich, de Joods Actueel, estime totalement insensé que Kind&Gezin veuille d'abord organiser une nouvelle inspection pour voir "si l'intégrité psychique des enfants est en danger". "Comme la porte-parole Du Bois l'a dit, la discrimination est interdite au sein de Kind&Gezin. Une famille qui sympathise ouvertement avec le régime nazi, c'est tout de même le summum de la discrimination et du racisme!", insiste-t-il. "Attendre pendant des mois les résultats d'une enquête, ça n'a aucun sens".

Freilich espère également que des démarches judiciaires seront lancées contre la famille. "Pour ce cas spécifique, il y a la loi sur le négationnisme ou le révisionnisme du 23 mars 1995. Celle-ci punit la négation, la minimalisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par les nazis durant la deuxième guerre mondiale", rappelle-t-il. (belga)

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