Le dernier rapport du Bureau du plan, que le gouvernement trouvera sur sa table vendredi, prévoit une augmentation du nombre de chômeurs de 100.000 personnes de 2009 à 2010, et de 24.000 unités en 2011, indique mercredi Le Soir.
Il y aura dès lors en 2011 près de 777.000 personnes sans emploi, soit un taux de chômage de 15%. En revanche, les dépenses de consommation des ménages vont augmenter de 0,6% en 2010 et de 1,8% en 2011, alors que l'inflation va retrouver des niveaux relativement normaux (+1,5% en 2010 et +1,6% en 2011).
Le fait que l'emploi trinque alors que la croissance remonte est dû au décalage entre le moment où une entreprise voit ses activités baisser et celui où elle se résout à licencier. Le chômage économique, qui n'entre pas dans les statistiques du chômage, participe aussi à ce décalage. Le ministre pour l'Entreprise, Vincent Van Quickenborne, juge que ce n'est pas le moment de lever les mesures de relance.
Au rang des mesures structurelles envisageables, il ne s'oppose pas à une taxation des banques, mais en prélevant la contribution en fonction du risque que ces institutions représentent pour l'économie. Il se prononce aussi en faveur d'une fiscalité verte sur les immeubles peu consommateurs d'énergie. (belga)


