Le président de la N-VA, Bart De Wever, a affirmé samedi refuser le "chantage des francophones" qui souhaiteraient ne pas aborder rapidement la question de la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) pour ne pas mettre en danger la présidence belge de l'Union européenne, au second semestre 2010.
"Je ne suis pas d'accord que les Flamands doivent se plier à ce chantage. Pourquoi ne pas demander aux francophones d'accepter la Constitution et un vote démocratique?", a-t-il déclaré dans une interview publiée samedi par le quotidien 'Het Nieuwsblad'. M. De Wever ajoute ne pas croire à un compromis négocié à propos de BHV. "Dans le meilleur des mondes, on peut trouver un compromis avec la légendaire cuillère de sucre. Mais la réponse des francophones est et reste qu'il faudra un camion de sucre", affirme le président du parti nationaliste flamand.
"Les francophones profitent de la Belgique"
Selon M. de Wever, le parlement fédéral doit tout simplement voter sur les propositions de loi prévoyant la scission de l'arrondissement et déjà adoptées en commission de l'intérieur de la Chambre par les seuls députés flamands. "Les francophones doivent maintenant sentir qu'ils sont allés trop loin dans ce dossier (avec le vote de motions en conflit d'intérêt, NDLR). Ils profitent énormément de la Belgique. Si le pays rencontre des problèmes avec une bagatelle comme BHV, c'est à eux de la résoudre", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre Herman Van Rompuy avait affirmé début juillet que la réforme de l'Etat devrait être négociée "avant le début de la présidence belge de l'Union européenne" (le 1er juillet 2010). (belga/mb)


