Les parlementaires du Mouvement des Citoyens pour le Changement (MCC), l'aile chrétienne au sein du Mouvement réformateur (MR), demandent l'organisation immédiate d'une élection présidentielle au MR.
Unanimité
Dans une motion adoptée samedi à Bruxelles, à l'unanimité moins deux abstentions, les mandataires MCC réunis au sein du Parlement des Animateurs, sont d'avis que "le mieux (pour le MR) serait sans doute d'organiser immédiatement une élection présidentielle en bonne et due forme". Selon la petite formation présidée par l'ancien député européen Gérard Deprez, "il suffirait pour cela que le président accepte de remettre volontairement son mandat en jeu".
Dans l'éventualité où Didier Reynders ne serait pas disposé à remettre son mandat, "il existe une autre possibilité qui correspond parfaitement à la philosophie du MR et qui pourra apporter démocratiquement clarté et apaisement: le referendum ou la consultation populaire", souligne le MCC dans sa motion.
Le président du MR Didier Reynders a annoncé l'organisation au printemps d'un congrès au cours duquel il pourra notamment être question du cumul de ses fonctions ministérielle et présidentielle. Il a précisé à cette occasion que si le besoin s'en faisait sentir il n'hésiterait pas à renoncer à son poste de ministre, suggérant par là qu'il resterait à la tête du MR.
Pour le MCC, le débat sur le cumul "qui masque en réalité le débat sur la présidence" risque d'engendrer une "drôle de guerre" des clans. Le MCC demande de trancher cette question "immédiatement" au risque de transformer le MR en "bouilloire sous pression".
Le MCC est d'avis que les élections du 7 juin ont constitué pour le MR un "triple échec", électoral, politique et stratégique.
Congrès
Le parti présidé par Gérard Deprez s'est réuni samedi en présence de l'ensemble de ses parlementaires, les députés Philippe Collard, Jean-Jacques Flahaux et Marie-Christine Marghem, ainsi que les sénateurs Richard Fournaux et Alain Courtois.
Sur la Une (RTBF), le député wallon Pierre-Yves Jeholet, porte-parole du MR a indiqué qu'il ne pensait pas qu'une élection présidentielle au MR soit "la meilleure solution". M. Jeholet a rappelé l'annonce faite par Didier Reynders d'organiser un vaste congrès sur les valeurs et le cumul au printemps prochain.
Selon lui, la "légitimité" de Didier Reynders à présider le MR ne peut souffrir d'aucune remise en question, lui a qui a été réélu à la tête des réformateurs il y a moins d'un an. M. Jeholet a balayé le constat fait par d'aucuns selon lequel le MR aurait connu une "défaite électorale" le 7 juin. Tout au plus, a-t-il admis que les résultats n'avaient pas été "à la hauteur des espérances". (belga/acx)


