"Une interdiction générale du voile peut-être pas indiquée"
Une interdiction de portée générale n'est peut-être pas la voie la plus indiquée, estime le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) à propos du voile islamique à l'école. Le Centre appelle les parties concernées à débattre et à se concerter, tant en Communauté flamande qu'en Communauté française.
Vendredi, le GO! Raad, conseil flamand de l'enseignement, a décidé d'interdire le port de signes religieux ou philosophiques dans l'ensemble des écoles du réseau de la Communauté flamande, notamment le voile islamique. Selon le Centre, la décision soulève des questions sur le plan social et juridique. Il faut privilégier le dialogue et préférer une solution "constructive et négociée" aux décisions unilatérales, dit-il.
"On ne peut ignorer les problèmes auxquels sont confrontées certaines écoles mais une interdiction de portée générale n'est peut-être pas la voie la plus indiquée", a-t-il ajouté. Le Centre s'interroge aussi sur la compétence du GO! Raad pour édicter une telle interdiction et la compatibilité de celle-ci avec les droits constitutionnels ainsi que les législations en vigueur aux niveaux flamand, européen et international.
"Un contrôle préalable d'une telle mesure au regard de normes hiérarchiquement plus élevées eût été souhaitable, ne fût-ce que pour éviter toute escalade dans les propos et les points de vue de chacun", a-t-il expliqué. (belga)