La Communauté germanophone veut plus d'autonomie

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Par: rédaction
15/09/09 - 20h36

Les quatre ministres du Gouvernement de la Communauté germanophone (SP-ProDG-PFF) ont présenté mardi leurs priorités pour la période législative 2009-2014 au travers de la déclaration gouvernementale. Le ministre-président Karl-Heinz Lambertz a une nouvelle fois plaidé pour une plus grande autonomie de la Communauté.

La plus petite entité fédérée de Belgique veut continuer à se positionner comme une "communauté-région" avec des compétences régionales de plus en plus larges. Un débat sera mené sur le sujet avec les autorités wallonnes, a précisé le ministre-président, tout en demandant à tous les mandataires de plaider en faveur d'une autonomie la plus large possible à tous les niveaux de pouvoirs.

Pour établir sa déclaration de politique communautaire, le Gouvernement germanophone s'est basé sur ses faiblesses, ses atouts mais aussi les opportunités et les risques. Au niveau des atouts, le ministre-président a notamment pointé son emplacement, son riche patrimoine culturel, son multilinguisme, et son environnement naturel.

Du côté des faiblesses, il a relevé la petite taille de la Communauté, l'étroitesse du marché culturel, la pénurie d'enseignants et la menace d'une population active vieillissante.

Le ministre-président a annoncé la volonté de la Communauté de se positionner de manière plus forte au niveau de l'Europe des Régions (notamment via l'Euregio et la Région Saar-Lor-Lux), tout en profitant de sa position transfrontalière. Il a également manifesté le soutien de la Communauté aux agriculteurs et souligné qu'elle allait davantage développer ses produits régionaux.

Au niveau environnemental, Karl-Heinz Lambertz a manifesté le soutien de la Communauté au plan wallon 2.vert et annoncé la mise en oeuvre du Plan Marshall en communauté de langue allemande. Il a remarqué que la Communauté assurerait ses responsabilités en matière de contribution de réduction des émissions de CO2.

La crise n'a pas été oubliée dans la déclaration de politique communautaire. "Il faut tenter au mieux de répondre aux conséquences de la crise", a remarqué le ministre-président, prônant la stimulation de l'économie régionale et le renforcement de la lutte contre le chômage.

Du côté budgétaire, il a remarqué que la Communauté tenterait de réduire au maximum son déficit, notamment via une politique de réduction des dépenses, de 3 millions d'euros par an.

La déclaration de politique gouvernementale sera discutée au parlement de la Communauté le 21 septembre. (belga/cb)

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