Les auteurs de viols sont rarement réprimés
Trois quarts des dossiers pour des accusations de viol sont classés sans suite, selon des chiffres du Collège des procureurs généraux. L'hebdomadaire Knack a publié vendredi ces chiffres sur son site Internet.
C'est la première fois que des chiffres sur le nombre de dossiers pour des accusations de viol sont disponibles. Depuis l'introduction de la loi sur le viol de 2003, plus d'attention est accordée à ce sujet. Il ressort des chiffres publiés par Knack qu'en 2007, 44.743 affaires de viol ont été enregistrées en chambre correctionnelle. Cela représente 6,60 pc du nombre total d'affaires. En 2008, ce chiffre est grimpé à 46.670, soit près de 7 pc des affaires.
Ce qui est frappant, c'est que la plupart des dossiers proviennent de l'arrondissement de Gand. Anvers se place en deuxième position, suivi de Bruxelles et Liège. En 2007, comme en 2008, on retrouve dans plus de 40 pc des dossiers une condamnation pour coups et blessures.
Trois quarts des dossiers sont classés sans suite. Presque 12 pc des cas mènent finalement à une assignation à comparaître qui aboutit effectivement à un procès. Un quart des cas entraîne un classement sans suite à cause d'une "situation régularisée". Dans 16,93 pc des cas, les preuves sont insuffisantes pour une condamnation.
Enfin, quatre dossiers ont été classés sans suite l'année dernière car le coupable bénéficiait d'une immunité. (belga/th)