Les enseignants mettent la pression
Le front commun syndical de l'enseignement a confirmé lundi son "refus catégorique" des mesures d'économie envisagées dans le secteur. Il a décidé de programmer et de couvrir des actions syndicales locales et régionales pour les prochains jours.
Il propose à ses instances une action au niveau de toute la Communauté française le 5 octobre, date retenue par la ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (cdH), pour la prochaine rencontre avec les syndicats. Cette action pourrait prendre la forme d'une concentration de militants aux pieds de l'immeuble du gouvernement de la Communauté française situé place Surlet de Chockier, au centre de la capitale.
Si l'on en croit le secrétaire général de la CSC Enseignement, Prosper Boulanger, interrogé à l'issue de la réunion du front commun, les syndicats ne sont pas vraiment rassurés par les propos tenus dimanche par la présidente du cdH Joëlle Milquet.
Celle-ci avait estimé qu'il fallait trouver d'autres pistes d'économie que celles divulguées dans la presse qui ont suscité la colère des syndicats (e.a. prestation maximale de la plage horaire de chaque enseignant, et révision du régime de prépension à 55 ans).
"Le front commun syndical s'interroge sur les propos tenus dimanche par Mme Milquet et se demande si l'objectif budgétaire poursuivi a été modifié", a commenté Prosper Boulanger.
Par conséquent, lit-on dans le communiqué collectif, le front commun CSC/CGSP-SEL/SLFP-APPEL qui réunit les trois grands courants syndicaux a exigé que "chacune des composantes du gouvernement de la Communauté française précise clairement sa positon après les récentes déclarations politiques rappelant que l'enseignement est une priorité, qu'il ne peut une fois de plus être victime de l'austérité budgétaire et que les pistes avancées en la matière doivent être retirées".
Condamnant "le discrédit jeté sur le métier d'enseignant par les pistes initiales", le front commun a décidé de couvrir pour les prochains jours des actions syndicales locales et régionales destinées à "confirmer au politique notre refus catégorique des mesures envisagées et à informer les citoyens des réalités du métier ainsi que des conséquences désastreuses en termes d'emploi que ces mesures engendreraient pour une profession déjà touchée par la pénurie".
Les enseignants avaient largement suivi le mot d'ordre d'arrêt de travail de 50 minutes jeudi dernier pour protester contre les pistes d'économie budgétaire avancées par la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet. (belga)