15 novembre, une Fête du Roi sur fond de crise politique
La Belgique célébrera jeudi la traditionnelle Fête du Roi. Au programme, un Te Deum et une cérémonie académique au parlement fédéral en présence de membres de la famille royale et du chanteur Helmut Lotti, ainsi qu'une parade militaire à Bruxelles. Comme le veut la coutume, Albert II n'assistera pas à ces événements.
Le 15 novembre entend rendre hommage au souverain et le remercier pour le travail qu'il accomplit. Une célébration qui prend tout son sens en cette période de crise politique durant laquelle Albert II, convalescent, est fort sollicité. La reine Fabiola, le prince Philippe et la princesse Mathilde, la princesse Astrid et le prince Lorenz, le prince Laurent et la princesse Claire assisteront jeudi à 10 heures au Te Deum, célébré par le cardinal Danneels et chanté en la cathédrale des Saints Michel et Gudule à Bruxelles. Ces mêmes personnalités royales se rendront ensuite à 16h30 au parlement fédéral à Bruxelles pour y célébrer la Fête du Roi. Elles sont invitées par le président de la Chambre, Herman Van Rompuy, et le président du Sénat, Armand De Decker, ainsi que le premier ministre, Guy Verhofstadt.
Le thème choisi cette année est: "La Belgique et la coopération internationale". A l'issue des discours des trois hommes politiques et de témoignages de volontaires de la coopération au développement, le chanteur Helmut Lotti interprétera la Brabançonne. Une réception suivra la cérémonie académique. Par ailleurs, une cérémonie militaire d'hommage se déroulera à 14h10 devant le palais royal avec la participation d'un détachement de la garde d'honneur. Le commandant du détachement de COMOPSNAV (commandement opérationnel de la marine) prononcera, au nom du personnel de la Défense, le message que les unités adressent traditionnellement au roi en cette occasion. La famille royale n'assistera pas à cette parade.
L'usage veut que le souverain ne se rende pas à sa propre célébration mais, l'an dernier, Albert et Paola avaient exceptionnellement participé à la Fête du Roi en assistant au Te Deum et en visitant le parlement fédéral. Une présence occasionnelle du couple royal dans le cadre des 175 ans de la Belgique. Une autre exception avait aussi été faite en 1993. Albert II et son épouse avaient assisté à la fête pour rendre hommage au défunt souverain Baudouin. Cette année, si exception il y a, ce serait au niveau du contexte dans lequel se tiendra cette Fête du Roi.
En ces temps de crise politique, Albert II connaît depuis des mois une suractivité politique et ce alors qu'il se remet d'une opération à la hanche effectuée en juin. Allées et venues incessantes à sa résidence, consultations politiques multiples, ponctuent la vie actuelle du souverain dans la perspective de la formation d'un nouveau gouvernement. Une fois celui-ci formé, le roi compte prendre le temps nécessaire pour poursuivre sa convalescence.
Pour de nombreux Belges, la date du 15 novembre correspond encore à la "Fête de la Dynastie". Or, cette appellation avait uniquement été utilisée lors de la régence du prince Charles (1944-1950), puisqu'il n'était pas roi. Le frère de Léopold III devait assumer la régence car le souverain se trouvait à l'étranger en raison de la "Question royale".
On fête le roi depuis le 15 novembre 1866, année sous le règne de Léopold II. Cette date a été choisie parce que, selon le calendrier liturgique germanique, c'est le jour de la Saint Léopold. Après avoir été déplacée à quelques reprises, cette date a été définitivement fixée après l'intronisation de Léopold III en 1934. (belga)