Eviter les coffee-shops à la frontière belgo-néerlandaise

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Par: rédaction
11/02/08 - 22h49

Les ministres de l'Intérieur, Patrick Dewael, et de la Justice, Jo Vandeurzen, les gouverneurs des provinces de Liège et du Limbourg, ainsi que plusieurs bourgmestres ont décidé unanimement lundi d'user de toutes les voies de la diplomatie face à la volonté du bourgmestre de Maastricht de délocaliser une partie des coffee-shops vers la frontière belge.

Selon les autorités belges, il n'est pas trop tard pour convaincre Maastricht de faire marche arrière dans ce projet. Au cours d'une réunion lundi soir à Visé avec leurs homologues belges, en présence des bourgmestres d'une dizaine de communes et des gouverneurs des provinces de Liège et du Limbourg méridional, les ministres néerlandais de la Justice, Ernst Hirsch Ballin, et de l'Intérieur, Guusje ter Horst, se sont engagés à entamer une concertation avec le bourgmestre de Maastricht, Gerd Leers. Les deux ministres belges ont pour leur part indiqué qu'ils allaient examiner "toutes les voies juridiques possibles".

La Ville de Maastricht a délivré le 18 janvier dernier un permis de construire provisoire pour le déménagement d'une demi-douzaine de coffee-shops vers la périphérie. Ce plan de délocalisation élaboré par M. Leers a donné lieu à de nombreuses protestations des communes belges situées à proximité. Ce plan vise à éloigner du centre de Maastricht les quelque 3.000 à 4.000 touristes de la drogue, en provenance à 60% de Belgique, selon le bourgmestre chrétien-démocrate de la commune néerlandaise.

Mais ses collègues belges des communes voisines de la Basse-Meuse - de Visé à Riemst, de Lanaken à Fourons en passant par Liège - ne l'entendent pas de cette oreille. Le gouvernement fédéral, le Premier ministre Guy Verhofstadt en tête, s'est aussi ému de ce projet. Les ministres de l'Intérieur, Patrick Dewael, et de la Justice Jo Vandeurzen, tous deux Limbourgeois, se sont engagés à porter l'affaire devant la Cour européenne.

Le bourgmestre de Maastricht déclare ne pas comprendre l'attitude des Belges dans cette affaire. Il constate que la Belgique autorise la possession de 3 grammes de cannabis par personne mais que les consommateurs sont obligés de se ravitailler aux Pays-Bas.
Selon lui, ce projet doit rendre la vente des drogues douces plus transparente, dans un environnement sécurisé, et détourner les consommateurs du milieu des dealers clandestins. (belga)

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