Des instituteurs sont choqués par le contenu d'un questionnaire dressé par la Communauté française que des milliers d'enfants de 2e et 5e primaire vont devoir remplir dans le cadre d'un examen de calculs.
Chaque enfant va devoir dire si une personne extérieure à la maison vient y faire le ménage, si la langue parlée le soir à la maison est le français, s'il y a un ordinateur à la maison et combien de livres détient la famille.
Ces questions bouclent un examen que chaque enfant de 2e et 5e primaire passe cette semaine pour évaluer l'enseignement de mathématique. "Quand la Flandre interroge les enfants de la périphérie bruxelloise sur la langue parlée à la maison, tout le monde s'indigne", ironise un instituteur.
Le cabinet de la ministre de l'Enseignement temporise, indiquant que les questions incriminées serviront à affiner les résultats en fonction du profil des enfants. Françoise Bertieaux, chef de groupe MR à la Communauté française, est très critique. "Cela ne ressemble à rien. Il s'agit ici d'atteintes à la vie privée", dit-elle.


