Le premier ministre Guy Verhofstadt a été reçu mercredi à l'Elysée par le président français Nicolas Sarkozy. Le chef de gouvernement a notamment plaidé la cause des consommateurs belges en matière d'énergie. Il a également soutenu l'idée d'une Europe de la défense.
Guy Verhofstadt et Nicolas Sarkozy ont évoqué la fusion GDF-Suez. "La Belgique a obtenu une 'golden share' (action veto) pour défendre ses intérêts stratégiques", a indiqué le premier ministre belge à l'issue de l'entretien qu'il a eu avec le chef de l'Etat français. L'objectif de la Belgique est notamment de veiller à accroître la concurrence et baisser les prix au bénéfice des consommateurs, a précisé M. Verhofstadt.
Il a également été question mercredi à Paris de la présidence française de l'Union européenne à partir du 1er juillet. Le premier ministre belge a indiqué dans ce cadre que "la Belgique soutient l'idée de créer une défense européenne avec ses propres équipements et soldats". Lorsque ce projet sera développé, il pourra être question de "mettre l'Eurocorps à l'intérieur de cette initiative", a encore dit M. Verhofstadt.
Selon le premier ministre belge, l'entretien de mercredi n'a pas porté sur son éventuelle candidature à la fonction de président du Conseil européen. Le nom de Guy Verhofstadt est régulièrement cité parmi d'autres dans la presse pour incarner cette nouvelle fonction qui naîtra du Traité de Lisbonne. "Nous avons parlé de tout sauf de ça", a-t-il dit.
Le premier ministre a offert au président français, en guise de cadeau de mariage, une lithographie signée de la main de l'artiste belge Alechinsky. Avant sa rencontre avec M. Sarkozy, le premier ministre s'était entretenu avec son homologue François Fillon. Avant ces deux rendez-vous, M. Verhofstadt avait déjeuné avec l'ancien président français Jacques Chirac, a-t-on appris. Il s'agissait probablement de la dernière visite de travail à l'étranger de Guy Verhofstadt en tant que chef du gouvernement.
(belga)


