Le ministre bruxelloise des Finances Guy Vanhengel (Open VLD).
L'accord intervenu au comité des sages ne permet pas de pavoiser en ce qui concerne le refinancement de Bruxelles, a affirmé lundi matin le ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel (Open VLD), interrogé au sujet de l'accord intervenu au cours de la nuit de dimanche à lundi au comité de sages.
"On peut difficilement se montrer satisfait à ce stade surtout lorsque l'on constate que le montant prévu pour le refinancement (65 millions d'euros par an dont 35 structurels et 30 pour la STIB, NDLR), ne représente que 1 à 2 pc du budget de la Région bruxelloise. Les études démontrent que ce refinancement devrait atteindre 17 à 18 pc pour permettre à Bruxelles d'assumer son rôle de capitale", a affirmé à l'agence Belga le chef de file des libéraux flamands dans la capitale, avant de rejoindre le Bureau de son parti.
Pour Guy Vanhengel, il est "fâcheux que l'on ne parvienne pas à convaincre suffisamment du fait que le financement est nécessaire pour faire tourner Bruxelles, comme moteur économique pour le nord comme pour le sud du pays". "C'est donc partie remise", a-t-il ajouté. Le ministre bruxellois a enfin jugé que la négociation était digne du "catenaccio", une tactique ultra-défensive pratiquée dans le monde du football, "où l'on casse le jeu pour empêcher l'adversaire de gagner".
Guy Vanhengel a enfin jugé la première réaction du président du CD&V Etienne Schouppe "étonnante". Il compte les points pour la Flandre, "mais il fait un peu comme si Bruxelles ne fait plus partie de son territoire", a-t-il commenté.
(belga)


