La N-VA claque la porte
7S7
mise à jour
Le Bureau de la N-VA a décidé lundi que le parti n'entrera pas dans le gouvernement définitif qui devrait être conduit par Yves Leterme lorsque Guy Verhofstadt passera le témoin. Le parti s'abstiendra lors du vote de confiance le 22 mars.
La N-VA considère que les engagements sur le deuxième paquet de réforme de l'état sont trop vagues et trop conditionnels pour décider d'entrer dans le gouvernement, précise le Bureau. Selon le président Bart De Wever, on ne peut pas parler d'une rupture du cartel.
Si la pentapartite a encore une large majorité simple, elle n'a toutefois plus la majorité dans le groupe linguistique néerlandophone de la Chambre. En effet, CD&V et Open Vld ne comptent ensemble que 42 sièges sur les 88 qui composent le groupe linguistique néerlandophone.
Le cartel CD&V/N-VA a toujours soutenu qu'un gouvernement qui n'avait pas la majorité en Flandre était impossible. Il a notamment réagi de façon très critique lorsque, encore avant les élections du 10 juin 2007, le président de la Chambre Herman De Croo (Open Vld) avait déclaré qu'il n'y avait aucune règle légale qui imposait à un gouvernement d'avoir la majorité dans chaque rôle linguistique pour le travail courant hors réforme de l'Etat.
Yves Leterme lui-même s'est montré très critique en décembre dernier lorsque, dans un premier temps, Guy Verhofstadt a envisagé de poursuivre avec la violette (MR, PS, Open Vld et sp.a). Libéraux et socialistes flamands ne disposent ensemble que 32 sièges sur les 88 du groupe linguistique flamand. Celui qui devrait devenir le premier ministre du gouvernement définitif avait alors parlé d'un gouvernement contre la Flandre qu'il fallait combattre à tout prix.
En plus du fait qu'elle fait perdre à la famille sociale-chrétienne sa position sur l'échiquier politique, l'attitude de la N-VA risque d'entraîner le CD&V à faire partie et même peut-être à diriger un gouvernement sans majorité en Flandre. (belga/7sur7)