Optimisme vigilant du CD&V, respect des chiffres pour le MR

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Par: rédaction
28/02/08 - 22h37
Servais Verherstraeten.

Le débat sur la situation politique, jeudi à la Chambre, a été marqué par deux éléments. Le chef de groupe CD&V/N-VA, Servais Verherstraeten, s'est montré très volontariste et optimiste dans son intervention, même si le représentant de la N-VA, Jan Jambon, a redit l'insatisfaction de son parti. Quant au chef de groupe MR, Daniel Bacquelaine, il a souligné que son parti veut qu'on tienne compte de la réalité des chiffres "sinon, à quoi sert la démocratie".

Paquets
Dans ce débat, le chef de groupe CD&V/N-VA, Servais Verherstraeten, a souligné que le premier paquet de réforme de l'Etat est certes très limité mais qu'il ne faut pas le minimiser. Le premier pas a le mérite d'exister, a-t-il dit. Quant au deuxième paquet, il devra comprendre des avancées en matière de politique de l'emploi, de santé, de justice, de famille et d'autonomie fiscale. Son parti jugera ce deuxième paquet en juillet prochain, a-t-il dit, rappelant que l'aide du gouvernement flamand au budget fédéral est conditionnée par un 2e paquet suffisant.

A propos du budget 2008, il a souligné qu'il s'agit d'un budget réaliste. "Il n'y a pas de garanties en politique mais nous avons des raisons d'être optimistes car l'immobilisme des derniers mois n'est plus d'actualité. Mais, nous resterons vigilants", a conclu M. Verherstraeten.

N-VA
Même si la CD&V/N-VA forme toujours un seul groupe, il semble bien que le chef de groupe ne parlait qu'au nom du CD&V. Au nom du N-VA, Jan Jambon, a tenu un discours fort différent. Il a réaffirmé que pour son parti les promesses pour le deuxième paquet sont trop vagues et trop conditionnelles et il a répété que son parti s'abstiendra lors du vote de confiance. Il aussi redit que pour la N-VA il ne pouvait être question de concéder, en échange des avancées institutionnelles que veulent les flamands, la création d'une circonscription fédérale ou d'un Sénat paritaire.

Premier ministre
Le chef de groupe MR, Daniel Bacquelaine, a défendu les accords intervenus tant sur l'institutionnel et sur le budget 2008. Il a été interrompu par Peter Vanvelthoven (sp.a) et Jean-Marc Nollet (Ecolo) qui l'ont interrogé sur les intentions de son parti quant au poste de premier ministre.

"La famille libérale a pris ses responsabilités dans les accords qui viennent d'être conclus. Nous assumons le fait d'être la première famille politique et les premiers en région francophone. Dans la formation du prochain gouvernement, nous entendons qu'on tienne compte de la réalité des chiffres. Sinon à quoi sert la démocratie", a dit M. Bacquelaine.

Il a encore insisté sur le fait que son parti restera fidèle aux accords de décembre. "En décembre, il y avait une situation où un certain nombre de partis soutenaient l'accord de gouvernement. Nous attendons le vote de confiance du mois de mars", a-t-il ajouté. Et de souligner que le MR veut "un gouvernement pour mettre en oeuvre un programme socio-économique fort". "La gauche, représentée au gouvernement par le cdH et le PS, défendra ses accents et c'est normal. Nous défondrons les nôtres dans cette négociation", a-t-il dit.

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